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Souffrir d'être gros...


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 22h45 sur France 2

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– On en a beaucoup parlé. On en a parlé après.
– Ça colle à votre histoire, le personnage de Raphaëlle et la manière dont c'est interprété par Juliette?
– La manière dont c'est interprété, oui.
Ce qui est frappant, c'est que, même si c'est pas mal romancé, il y a des scènes Je n'ai jamais voulu être agent immobilier... Mais le contexte est là. Ce qui m'a vraiment frappée, c'est d'entendre mes mots dans sa bouche. Ca, c'était quelque chose d'assez perturbant.
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– Il vous a appris des choses sur vous, ce film, quand vous l'avez vu pour la fois?
– Sur ma mauvaise foi, oui.
– Vous avez peut-être pris conscience de la violence de ce qu'a été votre situation et de la discrimination dont vous avez été victime.
– Cette violence est tellement intégrée... Il n'y a pas très longtemps, je racontais sur Facebook un épisode où je me suis fait agresser il y a quelques semaines par un gars dans la rue. Ça a été hyper violent. Il a dit qu'il voulait m'uriner sur le visage et qu'il voulait que son urine soit de l'acide pour faire fondre mon gras. C'était un truc...
– C'est de la violence gratuite. De la grossophobie...
– J'étais en train de faire mes lacets. Un gars m'interpelle et me raconte ça. Je le raconte comme anecdote sur Facebook. En fait, je me suis rendu compte que c'était violent quand j'ai vu la réaction des gens. Ils étaient tous choqués. Ils me disaient: "c'est pas possible! C'est pas normal!" Moi, je l'ai pris comme un truc... Evidemment que le gars, c'était pas normal qu'il me dise ça mais je ne l'ai pas vécu comme quelque chose de violent.
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