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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 14h10 sur France 2

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– Il venait pratiquement tous les jours. On s'appelait pour prendre des nouvelles. On s'inquiète, on culpabilise. Et un soir, on discute.
– Félix Bollaert : C'est dans ces discussions que vous avez pensé à faire un 3e?
– Céline: C'est ça. Un soir, on discute. Il me dit: "Peut-être que tu veux un autre enfant." J'ai dit: "Oui." On a la fille, le garçon, on a le choix du roi, c'est parfait. Mais au fond de moi, je me suis dit que je voulais bien un autre enfant. On l'a fait tout de suite.
– Félix Bollaert : Mais vous n'étiez plus ensemble.
– Céline: C'est pas grave. On a fait l'enfant tout de suite. Je suis revenue, du coup.
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– Félix Bollaert : Il fallait, physiquement...
– Céline: Ça s'est fait Il était là tout de suite.
– Félix Bollaert : Il y avait toujours les addictions.
– Céline: Oui.
– Ivan: Il y avait toujours l'alcool.
– Céline: Je me suis dit: "Finalement, cet enfant va effacer tout le malheur qu'on a eu derrière. Il va effacer les décès et tout ça." Je savais que quand on avait eu les autres enfants, ça avait toujours amené du mieux. Je me suis dit qu'on repartait sur autre chose, que, peut-être, ça allait arranger les choses.
– Félix Bollaert : L'enfant pour arranger les choses... Quand on regarde les choses, leurs 2 premiers enfants ont été des vagues de bonheur dans leur vie. Ils se sont dit qu'ils avaient peut-être besoin d'une 3e vague.
– A.Garih: Il est vrai que chaque enfant apporte son bonheur. Surtout, je pense que vous vous êtes dit que ça allait vous tirer vers la vie. On est un peu attiré par tout ce qui est mort, malheureusement. On est dans des pensées lourdes, difficiles. Un enfant, ça apporte de la joie. Le fait même qu'il pleure, ça fait plaisir, si je puis dire. Paradoxalement, ça pousse vers la vie, vers l'avenir. Alors que, quand il y a autant de deuils successifs, on a comme un élastique dans le dos qui nous tire vers l'arrière. Là, ça relâche l'élastique.
– Félix Bollaert : Est-ce que ce n'est pas faire peser un poids un peu lourd sur les épaules de cet enfant?
– A.Garih: Ça dépend de ce qu'on lui dit.
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