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Télématin (suite)


diffusion le mercredi 15 mai 2019 à 8h10 sur France 2

– On les a couplés à un logiciel puissant qu'on a développé localement. Il y a une équipe de 25 jeunes venus des 4 coins du continent. On a 8 nationalités. C'est l'image d'une Afrique unie, travaillant main dans la main pour régler des problèmes communs.
– Laura Tenoudji : Comment ça marche?
– Vous souscrivez. Ensuite, on envoie une équipe sur le terrain. Elle va cartographier votre plantation. Vous avez une vue du ciel. Vous pouvez zoomerjusqu'à 5 m du sol. Vous avez la possibilité de mesurer ce que vous souhaitez, de voir la météo en temps réel. A cette vue du ciel, on a couplé une vue immersive. Vous avez l'impression d'être dans votre plantation, avec ou sans casque de réalité virtuelle. Ensuite, on a ajouté la possibilité de communiquer et d'interagir avec ses équipes. En quelques clics, on a la possibilité d'envoyer une tâche à ses employés et de mesurer leur productivité.
– Laura Tenoudji : Cette solution permet-elle de détecter les maladies? Avec les drones, on a la capacité de détecter des maladies. Lors de nos missions, on s'est rendu compte que les petits producteurs n'avaient pas les moyens de se payer un ingénieur agronome, mais ils avaient les moyens de se payer un téléphone portable. On a décidé de transformer leur téléphone portable en ingénieur agronome. A partir d'une simple photo, et peu importe la qualité du téléphone, ils ont la possibilité de détecter des maladies, mais il y a aussi la possibilité d'informer la communauté qu'une maladie a été détectée à cet endroit et de prévenir la propagation de la maladie. Derrière, on leur donne des bonnes pratiques pour qu'ils puissent anticiper la propagation des maladies et leur impact sur les productions.
– Laura Tenoudji : A qui vous adressez-vous? Des petits producteurs, des gros producteurs?
– L'objectif est de toucher l'ensemble des producteurs. Aujourd'hui, on a des particuliers, des chefs d'entreprise, des jeunes de la diaspora, des jeunes cadres qui héritent de plantations et qui ne savent pas grand-chose. On a aussi de grosses entreprises, des coopératives. Le but est de toucher l'ensemble