logo Le moteur de recherche de la télé

Mauvais rêve

Un cas pour deux


diffusion le mardi 14 mai 2019 à 15h05 sur France 3

capture
– Je te demande juste une journée.
– OK, mais tu me réserves l'exclusivité.
– Tu te souviens de l'affaire Bergkemper ?
– Bergkemper ? Ça doit remonter au moins à 10 ans. Mais je vois pas le rapport.
– Je t'expliquerai. C'est toi qui couvrais l'affaire à l'époque ? T'as pu parler à la petite ?
– Non, elle avait 15 ans. Ses parents et la police refusaient qu'on la voie. On ignoraitjusqu'à son hosto.
– C'est vrai qu'elle a souffert?
– Elle était malade à en crever ! Elle avait été enchaînée 10 jours. Après avoir eu la rançon, ils l'avaient laissée 24h toute seule sans eau ni rien à manger.
capture
– Les kidnappeurs étaient deux ?
– Oui, un homme et femme. C'est ce que la police a dit selon ce que la petite avait pu voir. Elle était morte de peur.
– Tu sais ce que sa famille est devenue ?
– Le père avait une chaîne d'hôtels qu'il a vendue, et avec sa femme, il s'est retiré des affaires. Je crois qu'ils sont morts depuis. Et la petite, j'ai su qu'elle s'était mariée et était partie.
– Tu ne connais pas le nom du mari ? C'est très important !
– Attends, j'espère que ça va me revenir.
– Braun, non, non Roth, avec
– Bonjour. Vous avez fouillé dans mon passé. Et vous y avez trouvé la réponse à vos questions.
– Je crois bien que oui.
– J'ai fini d'écrire une lettre pour vous, justement, où tout est expliqué. Je suis navrée de ce que vous avez enduré à cause de moi. Prenez-les. Pour moi, ils ne valent rien.
– Les wagner étaient donc vos ravisseurs. Comment les avez-vous retrouvés ?
– La chance... Ou le destin. Un jour, je pleurais. Ce jour-là, j'avais terriblement peur. Et la femme, pendant un instant, m'a retiré le bandeau. Pendant 13 ans, son visage a hanté mes rêves. Et puis tout d'un coup, à ce vernissage de Vienne, elle était devant moi.
– Elle ne vous a pas reconnue ?
– J'avais 15 ans et depuis j'ai changé.
– Oui, mais Wagner, vous ne l'aviez pas vu ?
– Non. Non, mais je me suis souvenu de sa voix. Quand il avait dit : "Ce n'est que pour le fric, tu sais." J'avais pas besoin de voir son visage. Trois destins étaient irrémédiablement liés. Vous ne savez pas ce que c'est que d'être enfermée dans une cave, enchaînée, et dans le noir, avec la peur au ventre.
capture