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Cap Sud-Ouest


diffusion le mardi 14 mai 2019 à 9h45 sur France 3

– On essaie de limiter notre impact sur l'environnement dans le choix des matériaux, c'est pour ça qu'on est revenu sur le bois. Les matériaux qu'on utilise ont un faible impact environnemental, notamment la résine. En plus de ça, pour limiter notre impact et participer à défendre l'environnement, quand on vend une paire de skis Villacampa, on s'engage à replanter 2 arbres dans les Pyrénées.
– Mais c'est bien le noyau, entièrement en bois, qui donne à ces skis leur spécificité. Fruit de nombreuses recherches, le coeur est fabriqué à partir de différentes essences. Un secret de fabrication. Pierrick, ingénieur lui aussi, est le shaper de l'équipe, le spécialiste des formes et de la structure interne.
– Pierrick, quelque chose m'impressionne, c'est le nombre d'étapes successives. Vous produisez combien de skis
– Aujourd'hui, on est sur un ski parjour, on essaie d'atteindre 2 mais le process se met en place.
– Pour avoir une échelle de valeurs, un gros groupe industriel en produit combien parjour?
– On met 6h pour presser un ski, un grand groupe met environ 10mn ou un quart d'heure. Ils font 3 000 skis parjour.
– On est vraiment dans une démarche artisanale, haut de gamme. J'ai compris qu'il y avait comme une sorte de millefeuille dans le ski. Le secret est quand même dans ce noyau de bois?
– Oui, l'essence qu'on a choisie, c'est un bois très nerveux, qui apporte beaucoup de durabilité au ski. Ça permet d'absorber les vibrations naturellement sans charger en fibres ou ajouter de la matière.
– Si je te demande l'essence, tu ne vas pas me le dire? C'est votre secret? Il vient d'Europe, c'est déjà pas mal. C'est tout ce que je peux dire sur le bois.
– Fabriqués artisanalement, ces skis valent entre 1 300 et 1 500 euros la paire. Villacampa, le ski patrimonial en bois, fonctionne comme une start-up.
– Vous êtes toujours en train d'inventer quelque chose, c'est ça?
– C'est la force de cette équipe-là. On est une petite équipe. Dès qu'il y a un souci, on s'adapte. C'est ce qui s'appelle être agile. Grâce à Pierrick, Thomas, l'atelier de Jérôme et les connaissances de Jérôme, on a tout pour réussir.