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Journal 20h00


diffusion le mardi 14 mai 2019 à 20h00 sur France 2

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– C'est en hausse de 34 %. Il y a les coups, les insultes et parfois, tout simplement, le rejet. Il est d'autant plus difficile à vivre lorsqu'il vient de la famille.
– Il a refait sa vie, loin de chez lui. Henrick a 24 ans. Il habite à Toulouse. Sa vie a basculé quand il a annoncé à sa famille qu'il aimait un garçon. Il avait 18 ans.
– J'avais l'impression de leur annoncer que j'avais tué quelqu'un. C'était: "Vous vous rendez compte de ce qu'il a fait?" Ce n'était pas une maladie, mais c'était comme si j'étais pédophile. D'ailleurs, c'est beaucoup ressorti. "Ne t'approche plus de ma petite soeur ou de mon petit frère." Ce sont des trucs qui ressortent souvent.
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– L'homophobie, il y est confronté pendant ses études. Il est alors apprenti dans un centre de formation pour devenir coiffeur.
– C'était un CFA mixte. Il y avait des coiffeurs, des menuisiers, des peintres. Ma 1re année, j'étais le seul garçon dans ma classe. Du coup, je me suis fait insulter plus d'une fois: "Regarde la tarlouze. Elle va aller coiffer." Sur le moment, je ne disais rien. Au bout d'un moment, on se rend compte que ça nous blesse.
– Il arrête ses études et quitte la maison familiale. Sans ressources, il connaît les galères, la drogue, la prostitution, avant d'être recueilli par une association qui vient en aide aux jeunes victimes d'homophobie. Il repart à zéro mais reste discret sur sa vie privée, pour ne pas être discriminé, notamment au travail.
– Parfois, je mens. Je dis que j'ai une copine alors que j'ai un copain.
– Pourquoi vous mentez?
– Par peur d'être jugé. On passe les 3/4 de notre vie au travail. Si c'est pour aller au travail et se sentir regardé... C'est ce qui s'est passé dans mon ancien travail. C'est pour ça que je suis parti.
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