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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mardi 14 mai 2019 à 14h05 sur France 2

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– Vous y avez réfléchi aussi?
– Christine: Pas du tout. Je me pensais assez forte et assez proche de ma fille pour y arriver seule, en famille.
– EBollaert: Il s'est passé combien de temps entre le moment où les choses ont été dites et le moment où elle a ramené des copines à la maison de façon naturelle sans que ça pose problème?
– Christine: Environ 2 ans.
– Eric: 2 ans où c'était caché.
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– Christine: On avait des amis ou de la famille qui nous demandaient: "Elle n'a pas de petit copain?"
– EBollaert: Vous les repreniez en disant "petite copine"?
– Christine: Voilà.
– EBollaert: Comment réagissaient les proches?
– Christine: Dit comme ça... Il n'y a pas d'annonce.
– EBollaert: Il n'y a pas de sujet. C'est comme ça. Après, on en discute plus profondément avec la famille ou les amis proches. Les gens nous disent souvent: "Si ça nous arrive, on sera comme vous, ouverts." On dit ça quand tout va bien, mais c'est quand même des annonces à recevoir, à digérer.
– EBollaert: Des gens vous ont dit que c'était de votre faute?
– Christine: Non.
– Eric: On a été très aidés par le fait que la famille l'a toujours accepté. Christine a eu la chance, dans son travail, d'avoir un garçon homosexuel avec qui elle a pu en causer. Il l'a beaucoup aidée.
– Christine: C'était un jeune homme d'un peu plus de 20 ans. Il était homosexuel et il le vivait vraiment bien. A son contact, ce qu'il me renvoyait... Je me disais que c'était possible. Avec ses parents, ce n'était pas tabou mais il n'en parlait pas. Je me suis dit qu'il fallait qu'on en parle. Je travaillais avec une jeune fille. Un jour, on discutait de l'homosexualité de ma fille. En aparté, cette jeune fille m'a dit: "J'admire comment tu parles de ta fille. J'aimerais que mes parents parlent comme ça de moi." Je ne savais pas qu'elle était homosexuelle, mais quelque part, ça m'a fait du bien. J'avais une certaine fierté.
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