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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mardi 14 mai 2019 à 14h05 sur France 2

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– Il y a beaucoup de violence homophobe.
– EBollaert: Ce n'est pas la voie la plus facile.
– Carole: Et même de pire en pire, je trouve. On est pourtant en 2019. C'est intolérable.
– Jean-Thomas: C'est une des raisons qui nous a poussés à venir ici.
– Christine: Et on ne peut pas vivre son amour au grand jour. J'avais dit à ma fille que si nous acceptions, avec son père, qu'elle tienne la main de son ami ou lui fasse un bisou dans la rue, les regards viendraient très vite...
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– EBollaert: Et les agressions potentielles.
– Christine: Oui. Il y a toujours chez un couple homosexuel une petite part de cachotteries. Ils sont obligés de se cacher, quoi. C'est l'inquiétude que ça peut donner aux parents.
– Carole: Des fois, j'entends qu'on me dit que Mathis provoque, par rapport à son allure, parce qu'il a les cheveux longs, qu'il met du fond de teint... J'entends dire: "C'est de la provocation. Il fait ça pour nous embêter."
– EBollaert: Il faut le dénoncer.
– Jean-Thomas: Oui. C'est aussi une des raisons qui font que je suis venu ici, Par rapport à tout ce qui se passait, avec l'homophobie. Ces gens-là sont attaqués juste parce que d'autres veulent vivre leur vie différemment.
– EBollaert: Vous n'avez pas parlé de votre papa.
– Jean-Thomas: Il n'y a eu aucun problème. C'est plutôt la figure respectée dans la famille. Il a une allure froide et paraît fermé et strict. Au final, quand on le connaît...
– Pierre-Nicolas: C'estjuste qu'il n'est pas très expressif.
– EBollaert: J'ai cette impression, dans votre famille... Dans la vie de tous les jours, s'il y en a un qui ne laisse pas paraître ses sentiments, c'est lui. Et pourtant...
– Bonjour, les garçons. Nous tenions à vous envoyer ce petit message comme nous ne pouvions être là aujourd'hui. Nous tenions à vous dire que nous vous aimons très fort. Nous soutenons votre démarche. Il est vrai que nous n'avons jamais parlé de vos amours et de votre vie sentimentale et que nous avons découvert au fur et à mesure cette homosexualité. A ce moment, je me suis posé la question: "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu"?
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