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C à vous la suite


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 0h55 sur France 5

– Pourquoi vous êtes venu voir Notre-Dame ce soir?
– Je passe tous les jours devant Notre-Dame, matin et soir. J'étais là hier soir et ce matin. C'est un événement impensable.
– Qu'est-ce que ça vous fait de la voir dans cet état?
– Je réfléchissais etje me disais que c'était un spectacle de désolation, mais que ça avait quelque chose de fascinant en même temps, par rapport à tous les symboles que cet édifice représente. En même temps, la structure est sauvée, maintenant. Ily a peu de chances que cette hypothèse change maintenant. Elle sera reconstruite.
– Comme tu vois, Babeth, beaucoup d'émotion pour les badauds et les touristes parisiens. C'est le soulagement qui prime quand même ce soir.
– A.-E.Lemoine: Merci. Désolation mais fascination. C'est étonnant, ces deux sentiments mêlés?
– June Lang : Hier soir, depuis la terrasse de l'Institut du monde arabe, c'était un spectacle hypnotisant. C'était même hollywoodien. C'était cinématographique, comme dans un film catastrophe. En plus, le jour était encore là, le rouge était rougeoyant.
– Mike Ruggieri : Comme un Turner.
– Pierre Cohen : On voit encore ces échafaudages sur la structure de Notre-Dame. Ils marquent les travaux de rénovation qui venaient d'être entrepris et qui ont donné lieu à un très intéressant et malheureusement beau reportage On va voir précisément des images de la charpente partie en fumée ces dernières heures.
– Les quelque 30 000 visiteurs quotidiens n'imaginent pas ce qui se passe au-dessus de leur tête. Depuis un an, la cathédrale est en chantier. Un échafaudage de 250 t s'accroche à la structure du monument et un ascenseur nous mène à 50 m, au pied de la flèche.
– On ne fait aucun appui sur la flèche. Elle est tellement fine qu'on ne peut pas s'appuyer dessus.
– Ily a une étape cruciale. La charpente de Notre-Dame est à elle seule un monument. Certaines parties, comme celle-ci, datent du XIIIe siècle et sont encore intactes. D'autres ont été reconstruites au XIXe siècle comme ici, sous la flèche justement, où il faut renforcer les pourres pour supporter le poids de l'échafaudage extérieur.