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Morbihan, un archipel en Bretagne

Thalassa


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 0h50 sur France 3

– J'ai eu certains soutiens. Des gens politiques ont compris mon projet. Je me suis installé en 86. Ça fait déjà pas mal d'années. Je suis fier de prouver qu'on peut faire de la vente directe sur une île, malgré les marées et la météo.
– Au maraîchage s'ajoute l'élevage de bovins pour la viande. Christian est propriétaire de la moitié de l'île : une trentaine d'hectares de champs sur lesquels il laisse paître ses vaches. Ce patrimoine, exceptionnel sur une île, s'est agrandi de père en fils, jusqu'à Christian, la 5e génération, aujourd'hui à la tête d'une des dernières fermes insulaires du Morbihan.
– Dans les autres îles, les personnes préfèrent vendre au détriment de l'agriculture. Mes arrière-grands-parents ont mis ça en oeuvre. Ils l'ont gardée dans la famille et j'essaie de continuer pour la transmettre à mon tour à mes enfants. J'ai besoin de ce grand large, de cette vision lointaine. Quand je travaille dans les champs, en même temps, j'admire le paysage ! Pour moi, c'est un endroit exceptionnel.
– Sur une autre île du golfe, ce désir profond de vivre entouré par la mer est partagé par Pierre Martin. Sur l'île aux Moines, c'est l'esprit de village qui l'a séduit. L'hiver, Pierre vend lui-même ses huîtres. Sur le marché, il connaît tout le monde.
– Ça va, et toi ?
– Impec.
– Ça va bien.
– Le mec qui revient !
– Avec le beau temps.
– C'est l'annonce de la saison ! On prend des nouvelles des uns et des autres. Les petits tracas du quotidien, le petit service qui peut être rendu... Il y a un lien qui est important et qui est recherché.
– Bonjour.
– Hors saison, l'île aux Moines compte 600 habitants. L'été, c'est 10 fois plus. L'hiver, les habitants savourent les huîtres. Pierre apprécie d'avoir du temps à lui. Ce matin, c'est marée haute et rien ne presse. De tous les ostréiculteurs présents sur le golfe, Pierre Martin est le seul à habiter sur une île. Il a quitté Vannes il y a 15 ans, sans regrets.
– Ici, c'était l'exploitation de mon grand-père et de mon père. Pour moi, c'était les vacances avec les grands-parents. C'était la sympathie d'être sur l'eau, d'être en bateau, de gratter des palourdes.