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Je t'aime, etc.


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 15h10 sur France 2

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– Qu'en pensez-vous?
– Dr L.Karila: C'est classique. De plus en plus de femmes viennent en consultation et me disent la même chose.
– D.Burki: Je suis quand même étonnée des chiffres. Les sex-addicts représenteraient 5 à 10 % de la population. C'est sous-estimé?
– Dr L.Karila: C'est l'usage compulsif de sexe, pas l'addiction au sexe.
– Alexandra Hubin : On commence seulement à avoir des femmes en consultation.
– Dr L.Karila: Elles viennent pour ce motif-là, maintenant. Il y a 10 ou 12 ans, c'était la dépression, les troubles du sommeil, l'anxiété. Là, c'est "je me masturbe sur des sites en streaming"... Elles ont des activités sexuelles multiples.
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– D.Burki: Son mari lui a dit qu'elle n'avait pas un comportement logique. Quel est le déclic de vos patientes, en général?
– Dr L.Karila: Elles n'arrivent
– Alexandra Hubin : Une perte de contrôle.
– D.Burki: Tout le monde peut s'en sortir?
– Dr L.Karila: On ne peut pas dire cela, mais l'immense majorité, oui.
– D.Burki: Ça ressemble à quoi, une thérapie pour les sex-addicts?
– Dr L.Karila: J'utilise des techniques de thérapie comportementale. Il faut avoir une géographie de leur sexualité. Des gens viennent car ils se masturbent 6 fois par semaine et disent qu'ils sont sex-addicts. Il faut évaluer les choses et la vitesse de croisière de masturbation. C'est l'habitude qu'on a dès le départ. Certaines personnes se masturbent 2 fois parjour et n'ont aucun problème. Si elles viennent me voir pour ça et qu'elles voient un peu de porno, ce n'est pas très grave. L'autre situation, c'est 2 fois parjour et les personnes se connectent sans arrêt avec des conséquences. Là, il faut tout axer à nouveau. Il y a une prise en charge individuelle et de couple. Ce sont des programmes d'un an.
– D.Burki: Il y a des rechutes?
– Dr L.Karila: Ça fait partie de la thérapie.
– D.Burki: Des patients sont addicts à la thérapie?
– Dr L.Karila: Je pense qu'il y a des patients addicts à moi, mais comme vous...
– Claudia Weill : En cas de toxicomanie, ce n'est pas si mal.
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