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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 13h55 sur France 2

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– Quand on signalait une crainte, la réponse était toujours que c'était normal, en raison de la maladie. La maladie servait d'alibi et c'est en juin 2016 que la cadre de santé m'a signalé que notre mère subissait effectivement des maltraitances depuis une date non définie. La personne maltraitante était clairement identifiée. Cette personne a été filmée pendant ses exactions par des soignantes qui travaillaient en binôme avec elle.
– EBollaert: Vous avez vu, ces images? *- Oui, et mon frère aussi. Nous étions totalement sidérés. D'imaginer qu'une personne qui a un physique généreux s'attaque à une petite dame de 45kg toute mouillée, c'est terrible à voir. Nous étions en colère.
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– EBollaert: Vous avez porté plainte? De quelle peine a-t-elle écopé? *- Elle a écopé de 9 mois de prison avec sursis. Nous avions demandé l'interdiction d'activité auprès de personnes vulnérables, que ce soit des enfants, des personnes handicapées ou des personnes vieillissantes, ainsi que le remboursement de nos frais d'avocat. Elle est condamnée à 9 mois de prison avec sursis et une amende.
– EBollaert: C'est légal d'avoir recours à la vidéo, Marc?
– Moritz Geiger : C'est vraiment une situation particulière. A partir du moment où on utilise quelque moyen que ce soit pour démontrer l'existence d'une infraction pénale, c'est recevable. si vous violez le droit à l'intimité ou le droit à l'image Si cette personne est auteure de faits qui sont répréhensibles pénalement, on utilise tous les moyens possibles et imaginables. Je parle de particuliers. Une institution ou les policiers ne peuvent pas faire ça car ils sont soumis à des règles très strictes. C'est un film qui est pris dans le domicile de la personne âgée. Sa chambre est son domicile. Si elle est d'accord, il n'y a aucun problème pour prendre... C'est comme si nous faisons des vidéosurveillances dans nos maisons, si quelqu'un passe dans votre jardin, c'est qu'il a violé votre domicile. Il ne peut pas s'en plaindre.
– C'est très important parce que les chambres des résidents sont leurs substituts de domicile.
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