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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 13h55 sur France 2

– C'était une grande marcheuse, une randonneuse. Elle aimait la vie. Son chemin de vie est devenu douloureux à partir du moment où cette maladie l'a frappée. La maladie d'Alzheimer. Je vais essayer de faire vite. En 2009, elle a commencé à avoir des troubles de mémoire et des pertes de repères dans l'espace et le temps qui ont été associés à de la démence sénile. Ça nous a alertés mais c'est assez classique et banal. Par contre, en 2010, elle a fait un AVC. Après cet AVC, elle a eu une aphasie partielle. Elle a retrouvé la parole partiellement et rapidement. Elle était compréhensible. Mais Alzheimer a été diagnostiqué à ce moment-là. Physiquement, elle est très en forme, elle bouge, elle danse. Elle n'a pas conscience de son état cognitif qui est en train de se dégrader. Mais il arrive qu'on ne puisse pas la laisser seule la nuit. Nous devons la faire entrer dans une maison de retraite. Le personnel n'est pas destiné à s'occuper d'Alzheimer mais est très volontaire. Ils font des activités pour l'occuper mais la maison de retraite n'est pas une structure fermée, donc notre mère déambule de plus en plus et on doit lui trouver un nouvel endroit d'accueil...
– EBollaert: Quand avez-vous compris qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas? *- On s'est aperçu au bout de 3 mois qu'elle avait une 1re fracture du fémur. Une 2e au bout de 6 mois. On la visitait 5 à 6 fois par semaine. Elle a progressivement perdu l'usage de la parole, elle pleurait beaucoup, elle s'exprimait par des signes, elle maigrissait à vue d'oeil, elle avait toujours soif et faim. Progressivement, les choses se sont dégradées. On ne pouvait plus approcher d'elle sans qu'elle nous repousse ou qu'elle sursaute. Elle faisait des bons
– bonds quand on voulait s'approcher d'elle. Elle était craintive, en permanence sur la défensive. Elle devenait même agressive.
– EBollaert: Comment avez-vous eu la confirmation qu'elle était maltraitée? *- On faisait des signalements très réguliers aux cadres de santé et aux institutions. On n'arrivait pas savoir ce qu'il se passait.