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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 13h55 sur France 2

– On s'est posé la question. Et là, il y a eu un audit de l'ARS, l'Agence régionale de santé. Tout était bien, presque théâtralisé, les protections étaient changées, dès qu'on arrive, le personnel médical était là, tout était beau. A la fin de l'audit, ça a cessé. Et un moment que ma mère m'a raconté, c'est là où ça s'est mal passé avec la direction de l'EHPAD, c'est que mon grand-père, à un moment, se sentait très mal, il avait des gisements, il y avait du sang dans ses urines... Le bouton rouge, ça ne fonctionnait pas. Je ne savais pas s'ils étaient 2 ou 4 pour les 80 résidents mais là, ce qu'on a fait après 5 heures de patience, c'est qu'on a appelé le SAMU et c'est le SAMU qui est venu. Il s'est fait médicaliser en CHU. La chaîne, elle est où? Quand la transparence ou la relation avec la direction n'est pas bonne, en discussion comme celle que vous aviez faite en votant, Monsieur, la confiance se perd. C'est ce qu'il y a de plus dur.
– EBollaert: Il ne se plaignait pas, votre grand-père?
– Si. Il n'a pas aimé ces années-là. Ça a duré 2 ans. C'est quelqu'un qui avait un caractère bien trempé, on le connaît tous pour ça. L'ARS, suite à cela, ça a duré 10 mois sans activité et on a fait une pré-déposition de plainte, on est en procédure actuellement. Et là, d'un coup, il y a eu des séances de kinésithérapie. Le dos s'assouplit. Il n'avait pas été assis en 10 mois. Petit à petit, la pression monte.
– EBollaert: Il dépérit. Vous dites qu'il n'avait pas de vie sociale, qu'il mangeait à peine...
– Sa vie sociale, c'était ses enfants et petits-enfants qui venaient lui rendre visite.
– EBollaert: Comment on vit ça, vous, en tant que petit-fils? Vous n'avez pas le choix, c'est pas vous qui allez le sauver, en même temps toute la famille est démunie. Est-ce qu'il n'y a pas un cercle vicieux, car vous devez culpabiliser à mort! Quand on part et qu'on laisse son grand-père là, on sent qu'il n'y a quelque chose qui ne va pas mais on n'a pas le choix de le laisser là, on doit se sentir mal en tant que famille. J'ai essayé de profiter un maximum du temps que j'avais avec lui.