logo Le moteur de recherche de la télé

Télématin (suite)


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 9h10 sur France 2

–  K.Lovecky: Au début du XXe siècle, la situation pour les femmes artistes à Vienne était compliquée. Elles n'avaient pas le droit d'étudier aux Beaux-Arts et elles étaient exclues des corporations artistiques. Elles décidèrent alors de se rassembler pour fonder leur propre fédération en 1910. Elles organisèrent une grande exposition appelée " L'Art des femmes", regroupant plus de 300 peintures et travaux artistiques. Une des artistes les plus importantes de cette exposition est sans doute Broncia Koller-Pinell. Originaire de ce que nous appelons aujourd'hui la Pologne, elle a passé sa jeunesse à Vienne. Elle a épousé un collectionneur d'art très influent. Ensemble, ils ont rénové une grande maison de campagne, qui deviendra plus tard un lieu de rencontre incontournable pour tous les artistes de l'époque. Elle était une artiste novatrice mais qui, malheureusement, est tombée aux oubliettes à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La sculptrice Teresa Feodorowna Ries est née à Moscou. Lorsqu'elle s'est installée à Vienne, elle a vite constaté que les opportunités pour les femmes artistes se faisaient rares. Elle se fait remarquer lors d'un événement artistique organisé à Vienne, en 1896, avec une sculpture étonnante, celle d'une sorcière se préparant pour la fête de la Nuit des Sorcières, mais dans une drôle de posture. La sorcière se coupe les ongles de pied très longs avec un sécateur de jardinier. Cette sculpture a choqué le politiquement correct de 1900, surtout les hommes, d'ailleurs. L'empereur François-Joseph a trouvé cette oeuvre intéressante. Hélène Funke s'est fait connaître lors de la 2e exposition organisée par l'Association des Femmes Artistes. Son travail s'influence directement du fauvisme. C'est elle qui a fait connaître l'avant-garde française à Vienne. Nous avons souhaité organiser cette exposition, pas dans le but de donner une existence artificielle à ces femmes, mais dans le but de leur faire honneur et de les replacer au coeur d'une actualité, exactement comme elles le méritaient
– Myriam Seurat : Il faut avoir du caractère pour se faire de la place. Elles ont beaucoup voyagé. Comme elles étaient ouvertes culturellement, elles ont beaucoup apporté à l'esthétique de l'art. Elles ont influencé pas mal de choses et pas mal de gens.
– Laurent Bignolas : Une exposition qui reste jusqu'au 19 mai à Vienne. Merci pour tout. C'est la fin de ce "Télématin". Hier on vous en remercie, vous étiez 1,5 million à nous être fidèles aux alentours On se retrouve demain. On aime vous accompagner