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Enquête sur le business de l'anti-stress

Tout compte fait


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 1h25 sur France 2

–  Bonjour, je suis Isabelle, votre formatrice Arkopharma. Je viens faire la formation, est-ce que votre équipe est là?
– Oui mais là, on a un petit peu de monde...
– Les pharmaciens tout comme les préparateurs en pharmacie qui travaillent avec eux ont une formation limitée sur la phytothérapie, quelques dizaines d'heures sur des années d'études. Alors, pour les aider à bien conseiller les clients, Isabelle va leur donner un petit cours.
– Au niveau du stress, comment vos patients l'expriment, qu'est-ce qu'ils vous donnent comme signes?
– Ils n'arrivent pas à dormir ou dorment très peu...
– Pour qu'ils sachent quelles plante proposer en cas de stress elle va jouer avec eux à un petit quiz.
– Si vous avez par exemple Caroline, qui est très stressée, qui passe son permis de conduire et qui en plus à des spasmes abdominaux, vous allez lui proposer quoi?
– Oui, c'est la Valériane! Depuis le décès de son mari il y a trois mois, Madame Duchemin est épuisée et paraît même déprimée. Là, vous pensez à quoi?
– La Rhodiole...
– Moi, je serai plutôt allée sur la Griffonia mais Rhodiole est une bonne réponse aussi.
– Cette formation sous forme de jeu va durer à peine 20 minutes et elle ne se reproduit que quatre fois par an. Alors, est-ce suffisant pour bien répondre aux clients.
– Pour conseiller les plantes, vous vous sentez suffisamment armés?
– Moi je pense que oui.
– Oui, on s'arme avec nos formations, c'est bien d'avoir toujours des petites piqûres de rappel.
– Toutes les grandes marques de médicaments à base de plantes prodiguent ce type d'enseignement. Alors, nous avons voulu savoir si le conseil au client était au niveau en pharmacie, et notamment sur une plante sensible, le millepertuis, souvent donné pour le stress ou des états dépressifs légers. S'il est associé à un traitement antidépresseur conventionnel, il peut y avoir des effets indésirables. Avec les contraceptifs, il peut provoquer une baisse d'efficacité, voire l'annulation de l'effet dont la conséquence peut être la survenue d'une grossesse. Alors, les pharmaciens mettent-ils suffisamment en garde?