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Enquête sur le business de l'anti-stress

Tout compte fait


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 1h25 sur France 2

– On achète vraiment dans le monde entier.
– Ce sont des plantes cultivées ou cueillies dans la nature.
– On peut descendre une palette de mélisse s'il vous plaît?
– Il les achète à des tarifs plutôt élevés. Cette mélisse qui vient de Vendée, il se la procure pour une trentaine d'euros le kilo selon nos informations.
– Lorsqu'on la ramasse, on coupe toute la plante et ensuite il faut qu'on achète que la feuille.
– Dans ces sacs, c'est de la Valériane qui vient des Pays-Bas. Il l'achèterait pour une vingtaine d'euros le kilo car ses racines doivent être longuement lavées pour arriver à ce résultat. La Valériane est une des stars des plantes anti-stress. Avec tous ces végétaux, la société produit 1,2 milliard de gélules chaque année. Une production de masse. Il faut dire que l'entreprise s'est lancée sur ce créneau au bon moment. A l'origine, il y a un Niçois visionnaire, Max Rombi, aujourd'hui décédé. Ce vétérinaire était un passionné avant l'heure des vertus des plantes. En 1980, il est l'un des premiers en France à fonder une société spécialisée dans ce domaine.
– Le monde pharmaceutique au départ nous a vraiment pris de très haut en disant aux pharmaciens qu'il ne fallait pas vendre ces produits, qu'ils n'en avaient pas le droit...
– Leur première grande idée: transformer ce produit. Alors que la consommation de plantes se faisait exclusivement en tisane, la société les propose sous une forme beaucoup plus pratique, les gélules. Elles arrivent à une époque où les médicaments conventionnels montrent leurs limites. Scandales sanitaires successifs et problèmes d'effets secondaires comme avec les anxiolytiques...
– C'était le début d'une prise de conscience que les médicaments traditionnels étaient certainement très efficaces mais qu'il y avait des alternatives et que les effets secondaires de ces médicaments avaient un certain nombre d'inconvénients que les médecines douces n'avaient pas.
– Aujourd'hui, le défi de la société est de conserver les vertus des plantes tout en les exploitant à un stade industriel. Alors comment s'y prennent-ils, notamment pour l'une de leurs meilleures ventes, la Valériane?