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Lève-toi et marche 2


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 0h25 sur France 2

– J'y ai expliqué les réalités méconnues du handicap. Je rentre le tuyau dans le zizi. J'ai surtout raconté mon quotidien à l'hôpital avec d'autres patients, une bande de joyeux lurons. Cette énorme galère s'est vite transformée en une aventure humaine exceptionnelle. Il y a Brice, "Brice le Ouf", tout le temps en train de déconner. Il y a Adrien, "Pimpin", 13 ans de fauteuil, un vétéran de la tétraplégie. Et puis il y a Marius, un sacré loustic ! Toujours prêts à se marrer, jamais en train de se plaindre. On s'est entendus comme larrons en foire et on a fait les 400 coups, à l'hôpital.
– Aujourd'hui, on est tous sortis de l'hôpital. Moi, sur mes 2 jambes, un vrai petit miracle. Eux, en fauteuil roulant, mais on est restés potes. Mon documentaire a bouleversé de nombreuses personnes et gagné des prix. Vous vous dites que j'ai pris le melon. Je ne crois pas. Mais pour la première fois, j'étais vraiment fier de mon travail. Depuis, on me demande souvent des nouvelles de mes copains, alors j'ai pensé faire la suite, pour raconter ce qu'on est devenus. A la fin du 1er film, je disais: "Votre vie d'avant est bousillée, "celle de demain est à reconstruire. "Et, malgré ce sale fauteuil, elle est pleine de promesses !" Je ne m'étais pas trompé ! On a continué à faire les 400 coups, mais au bout du monde !
– Dans ma bande de joyeux lurons de l'hôpital de Garches, ily a Marius.
– Je suis déjà sous les projecteurs, avec Matthieu !
– Première fois que je le revois, depuis sa sortie.
– Je suis content de le retrouver. Il vit seul en banlieue parisienne, dans un logement adapté, mais il a besoin d'une aide de vie.
– Je suis encore pas mal spastique.
– C'est-à-dire raide ?
– Ouais, j'ai les jambes qui tremblotent. Hop, là ! Mais bon, ça se fait quand même !
– Il faut bien s'entendre avec son auxiliaire de vie !
– Il y a intérêt ! Ça m'est déjà arrivé d'avoir des remplaçantes... avec qui le courant passe moins bien, c'est dur. C'est vraiment pas évident.
– Marius, c'est un cas d'école, pour la Sécurité routière. Après une soirée bien arrosée, il prend le scooter.