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Débat


diffusion le mercredi 17 avril 2019 à 0h15 sur France 2

– Il est nécessaire de prendre en charge les auteurs, comme disait M. Frémiot, pour éliminer les causes des violences conjugales. Pour revenir sur le partenariat, on a la chance à Arras d'avoir un partenariat de qualité. C'est ce qui fait le caractère innovant du dispositif. Entre les associations de contrôle socio-judiciaire, le parquet, la police, la gendarmerie, les associations comme la nôtre et celles de victimes, on travaille de concert. Ça permet de créer un dispositif très cadrant et très contenant Ils n'entendent qu'une seule voix. Et ça, c'est particulièrement aidant.
– B.Durieux, si à l'heure actuelle il existe une trentaine de prises en charge psychologiques pour les hommes violents, le Home des Rosati est un dispositif unique. Avez-vous une idée précise du taux de récidive chez les hommes qui passent par ce foyer?
– Il est difficile d'avoir des statistiques très précises mais on sait qu'il y a 4 à 6 fois plus de récidives quand les auteurs ne passent pas par un dispositif comme le nôtre.
– Soyons très clairs. Le Home des Rosati, pensez-vous qu'il va pouvoir exister toujours? Des exemples comme celui-ci, j'ai l'impression, d'après tout ce que j'ai pu lire et entendre, notamment en parlant avec vous, L.Frémiot, que ces dispositifs ne font pas de petits mais qu'en plus, ceux qui existent déjà sont dans des situations et menacés en permanence?
– Il y a des dispositifs qui se créent. La Fédération nationale pour la prise en charge des auteurs de violences conjugales et familiales oeuvre pour qu'il y ait d'autres dispositifs qui se créent. La difficulté, c'est le manque de moyens.
– Sur ce point, je voudrais dire qu'on a chiffré le coût d'une journée dans un foyer comme celui des Rosati. Je l'ai fait en 2003. J'ai présenté un dossier à R.Dati, garde des Sceaux à l'époque. Ce chiffrage permettait d'établir que ça coûtait moins cher qu'une journée dans un centre d'accueil pour femmes et moins cher qu'une journée de prison. Que l'on ne vienne pas nous dire que c'est un problème budgétaire. C'est un choix qui est fait. Il faut les 2 structures, accueillir les femmes quand elles ne peuvent pas faire autrement. Il y a des situations comme celles-là. Il faut multiplier ces structures d'accueil pour les hommes.
– Merci beaucoup à tous les 2, je rappelle le titre de votre ouvrage, "La vengeance d'une femme", B.Durieux, merci d'avoir été sur le plateau de "Infrarouge" pour prolonger le film de ce soir. Très bonne fin de soirée à tous sur France 2. Dans un instant, votre soirée documentaire continue avec "25 nuances de doc". france.tv acces