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Le monde en face


diffusion le mardi 16 avril 2019 à 22h00 sur France 5

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– Il arrive occasionnellement qu'un assistant social soit critiqué par le juge mais il ne va jamais perdre son travail. Par contre, le parent perd son enfant.
– On va revenir à votre histoire. Jean-Luc Rongé, bonsoir. Vous êtes juriste. On a parlé d'abus émotionnel, c'est un des motifs parmi d'autres qui justifient d'enlever un enfant à ses parents. Peut-on définir cet abus et comment le prouve-t-on?
– Je veux bien qu'on emploie n'importe quel terme, notamment quand on parle de risque. On demande aux parents de prouver qu'il n'y a pas de risque. Alors que plutôt, il faudrait pouvoir prouver le risque existant, les éventuelles maltraitances et éventuels abus. Mais généralement, c'est à la partie qui réclame de retirer ou de surveiller une famille de faire état devant la justice d'un certain nombre de faits qui ont été constatés, actés, notamment par une expertise psychologique de l'enfant. Ici, on n'en est pas du tout là. C'est "prouvez-moi que vous ne maltraitez pas votre enfant". Mais comment voulez-vous que je prouve quelque chose qui n'existe pas? C'est une histoire de dingue qui, pour moi, n'existait que dans les films. J'en suis toujours sidéré.
– Victoria, en 2011, vous êtes enceinte de votre 2e fille, Sapphire, avec votre nouveau compagnon. Vous avez eu peur qu'on vous prenne votre bébé?
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– Oui. J'étais terrifiée. Les services sociaux m'envoyaient des lettres me menaçant de mettre mon bébé sur une liste d'enfants à risque.
– A risque, donc, d'être pris.
– Oui. Les services sociaux viennent à l'hôpital pour prendre avec parfois 6 policiers.
– 6 personnes, oui.
– J'explique à nos téléspectateurs que vous vous appuyez sur vos notes parce que même au bout de 5 ans, vous ne parlez pas encore parfaitement le français.
– OK, oui. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en Angleterre, c'est une histoire d'argent. Plus ils ont d'enfants, plus ils gagnent de l'argent. Dans le film, le membre du Parlement a chiffré le coût des foyers d'enfants à 1 milliard de livres par an.
– Comment peut-on comprendre cette histoire d'argent?
– Maintenant, pour réduire les coûts, c'est David Cameron, quand il voulait vraiment réduire tous les coûts des dépenses de l'Etat, qui a demandé aux councils, l'équivalent dé nos conseils généraux, dé déléguer les services sociaux à des boîtes privées.
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