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Le Cambodge, un monde d'eau


diffusion le mardi 16 avril 2019 à 16h40 sur France 5

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– Ici, vous serez bien servis !
– Les marchands sont nombreux, et la concurrence est rude. Tout ce qui touche à l'argent est géré par la femme de Phu.
– Normalement, on vend les crabes 30 000 riels le kilo. Même quand les clients insistent pour marchander, je ne descends jamais en dessous de 25 000.
– Cette fois, ils se sont mis d'accord pour 27 500 riels, un peu moins de 6 euros. Un bon compromis.
– Ce sont toujours les femmes qui gèrent l'argent, pas les hommes. C'est comme ça depuis des générations. Les femmes savent mieux faire. Ce n'est pas le cas à l'étranger ?
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– Il vous reste des crabes avec des oeufs ? Je suis preneur!
– Les clients sont toujours plus nombreux à acheter et leur population diminue depuis quatre ans. Phu a alors eu une idée.
– Avant, les pêcheurs vendaient tous les crabes qu'ils pêchaient. Je les ai convaincus de me donner les femelles, que je remets à l'eau afin de reconstituer les réserves.
– A part la trésorerie, Phu s'occupe pratiquement de tout: ilva voir les pêcheurs le matin, vend les crabes, et à midi, il prépare le repas de la famille. Dès qu'on lui donne un billet de banque, il le confie à sa femme. Un peu après midi, ils ont fini de vendre toute la marchandise, ils ont écoulé 120 kilos.
– Je suis content. On a eu beaucoup de clients. On a fait de bonnes affaires.
– On aurait pu faire encore mieux, mais c'est déjà très bien comme ça. Et ça nous permet de quitter le travail plus tôt, on sera plus vite rentrés à la maison.
– A Beng Po, Myen commence son service dès 6 heures du matin.
– Aujourd'hui, ily a beaucoup de gens qui se déplacent, parce que plusieurs villages organisent des fêtes. Des visiteurs venus d'ailleurs tiennent absolument à faire un trajet en norry.
– Pour moi, cette voie ferrée ne représente rien de spécial. On a reçu l'ordre de démonter les rails. Ça ne plaît pas au gouvernement, que les gens se déplacent en norry.
– La fin approche. Le train de bambou vit ses dernières heures.
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