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Enquête sur les prédateurs terrestres


diffusion le mardi 16 avril 2019 à 15h45 sur France 5

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– Il mesurait 2,50m de haut, soit la taille d'une autruche. Son bec était 18 fois plus gros que celui de l'aigle royal, sa tête aussi longue que celle d'un cheval. D'ailleurs, les équidés figuraient certainement à son menu, notamment un petit cheval préhistorique qui pesaitjusqu'à 160kg. Les prédateurs actuels des chevaux, comme les ours et les pumas, tuent leur victime avec leurs puissantes mâchoires et leurs pattes avant, des attributs dont ne disposait pas Alors, comment terrassait-il sa proie? Trop lourd pour voler, il avait besoin de ses pattes pour se déplacer. Son long bec était donc son arme principale pour la chasse. Seuls des fragments du crâne de titanis ont été mis au jour. Mais le zoologue Steven Wroe a scanné des crânes plus complets d'espèces voisines et utilisé une technique de modélisation de pointe pour déterminer comment l'oiseau de terreur se servait de son bec.
– On peut appliquer différentes forces et différentes contraintes, et prédire avec précision comment le crâne aurait réagi comparé à ceux d'autres oiseaux.
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– Lorsque Wroe soumet le crâne à des forces de torsion et de compression, il se colore en rose et en rouge, ce qui indique qu'il est proche de la rupture.
– Ce crâne est étonnamment fragile. Donc si on tente de tordre le bec, de secouer violemment quelque chose de droite à gauche, il risque de casser.
– Mais lorsque les forces sont appliquées de haut en bas, comme si le bec était un poignard, le crâne reste bleu. Il résiste donc sans grande difficulté.
– Les résultats montrent que ce bec est un instrument de précision. Il est bien adapté à un comportement particulier: se planter dans la proie à la façon d'une hachette.
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