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Soir 3


diffusion le mardi 16 avril 2019 à 22h40 sur France 3

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– Quoi qu'il en soit, il faudra démonter ces éléments pour reconstruire.
– Autre menace: la force exercée par des arcs-boutants sur les murs. Ils compensent la pression de la voûte, mais si elle s'effondre, l'édifice peut tomber. Dernier point sensible: l'instabilité de l'échafaudage, qui pourrait lui aussi s'effondrer dans la cathédrale.
– Rudy Ricciotti, vous êtes architecte, Grand Prix d'architecture 2006. Il va aussi falloir regarder ce qui peut être conservé, ce qui a
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– R. Ricciotti : D'abord, chacun a fait le constat du désastre patrimonial. C'est une violence qui fut perçue par l'ensemble des chrétiens... Mais comme l'a dit le Président, il faut aussi savoir tourner la page. Il faut envisager le future. Le futur, c'est de positiver sur une situation assez dramatique. C'est déjà regarder le territoire de liberté symbolique que fut Se télescopent des styles, des attitudes, des conditions, des croyances différentes... Il faut aussi rappeler des libertés politiques... De Gaulle y a fait jouer "La Marseillaise"... C'est un territoire de liberté.
– R. Ricciotti : Oui, ça va être compliqué tant que le lieu n'est pas accessible. Il y a du diagnostic à faire mais on a assez de savants, d'experts, on peut leur faire confiance. On a en France un tissu artisanal d'exception en matière patrimoniale, et c'est l'occasion de les faire travailler.
– Reconstruire en cinq ans, c'est réaliste?
– R. Ricciotti : Cinq, six, sept ans, le sujet n'est plus là... Tout est possible, ça dépend des moyens. Mais il faut retenir l'essentiel: le pays a la possibilité de reconstruire, à l'identique ou pas.
– Ce délai, ce n'est pas forcément tenable?
– R. Ricciotti :Je ne suis pas expert en monuments historiques, je pense plutôt à trois ans d'études et trois ans de chantier.
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