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La mémoire enfouie

Capitaine Marleau


diffusion le mardi 16 avril 2019 à 21h00 sur France 3

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– Vous n'avez rien entendu, cette nuit-là ?
– Je suis insomniaque depuis l'âge de 20 ans. Je prends des somnifères. Sans ça, je suis bon à rien.
– Je comprends. Moi, c'est pareil. Avec mon arthrose. Je vous laisse. Ça fait depuis combien de temps que vous bossez ici ?
– 15 ans, oui. C'est le père de M. Gerfaut qui nous avait engagés.
– Il était âgé. Je m'occupais de lui. Gérard entretenait le domaine.
– C'était un brave homme.
– Monsieur Hervé aussi, Gérard. Le pauvre. Avec toute cette histoire... Je suis sûre qu'il ne l'a pas tué.
– Qui a tué qui?
– Il n'a pas pu tuer son fils. Personne ne mérite de perdre son enfant. Personne. Messieurs dames. Crissements de pneus sur le gravier.
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– C'est une connerie !
– 500 kilos de tuyaux en cuivre à récupérer en se baissant?
– T'es sûr de toi ?
– Je connais l'endroit. Un môme m'avait emmené ici.
– Les condés font des exercices ici.
– Qu'est-ce que tu racontes ?
– Hier, il y avait un hélico.
– On se casse ! Ils démarrent. Pluie d'orage. Le téléphone sonne. Soupir agacé.
– Qu'est-ce qu'il y a, Camille ?
– J'ai enfin tous les dossiers concernant la disparition du fils Gerfaut. *-Quoi ?
– Etj'ai logé Irène Ruff, la fille vue dans les parages ce jour-là.
– Championne du monde, ma poule. C'est bien. Vous l'avez, votre permission. Non, va te coucher. Moi aussi, je me couche. Ciao. *-Merci, capitaine.
– Oh ! Ils commencent à me soûler ! Ils dorment jamais dans ce bled ? Qu'est-ce qu'il y a, Lyes ?
– Ils étaient deux. U" PÎCk-up gris. Je ne sais pas s'il y a un rapport avec votre affaire. Mais bon, j'ai préféré vous prévenir.
– C'est gentil. Qu'est-ce que vous foutiez ici à cette heure-là ?
– C'est par là.
– Ah voilà ! Je savais bien qu'il y avait moyen. Oh, c'est malin, ça. Je croyais qu'à Limoge, c'était des mines de porcelaine. Dès que les beaux jours arrivent, je m'installe ici jusqu'aux premiers froids.
– Pas que par nostalgie ? Au début de ma retraite, c'est l'odeur des galeries qui me manquait. Eh oui. Et après, c'est le manque de moyens qui m'a ramené ici.
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