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Sur le chemin de l'école buissonnière


diffusion le lundi 15 avril 2019 à 5h35 sur France 5

– Tu vas faire ça longtemps encore ?
– Tant que mes jambes me portent et que ma passion m'enveloppe et me fait vibrer, je continuerai. Même si un petitjeune me pousse dans les orties, ça fait rien. Je persisterai. A bon entendeur, salut ! Stop ! C'est pas vrai... Oh !
– Avec l'humidité et le froid, le 1er acte de la soirée est d'allumer le feu. Le second, celui de s'abriter. La bâche est de sortie. La pluie devrait s'inviter pour la nuit.
– Un palace. Je vais te dire... Comme lit douillet, y a pas mieux. T'as toujours moyen d'être à l'abri des intempéries. Non... C'est du 18 carats, ça. Je laisserai pas ma place. Je la donnerai à personne. Kiwi, viens dormir ici, au pied. Voilà. Même si c'est mouillé, ils ont droit à leur petite place. Sans eux, on pourrait rien faire. C'est comme un chef d'orchestre sans musiciens.
– Du pain, du rouge, du fromage.
– J'adore le fromage.
– Il faut goûter ça. C'est du fromage d'alpage.
– Waouh ! C'est quelque chose, ça ! C'est spécial.
– C'est sûr, il arrache un peu. On est contents de le finir.
– Tu le vois comment, toi, l'avenir de ce métier?
– Avec la construction à outrance, c'est toujours plus difficile de pouvoir passer. Peut-être qu'après, il faut d'autres rêves et faire des transhumances ailleurs. Mais je pense que je finirai dans une yourte... ma vie. Ou dans un tchoum.
– Mais une yourte sans moutons ou un tchoum sans rennes, ça vaut pas le coup.
– Y aura des rennes. Des rennes, des yacks et des moutons. Certainement.
– Tout va bien, alors.
– Oui, je suis confiant. Il suffit de se déplacer. Les choses n'arrivent pas comme ça. Il faut aller à la recherche et à la rencontre de ce qu'on désire. On n'attend pas... Souvent, y a des personnes qui attendent...
– Oui.
– Faut aller au-devant. Et il faut le vouloir.
– Vouloir croire en la vie, aller au-devant de ses rêves. Pascal et David deviennent mes maîtres à penser. Pour leur faire honneur, je les abandonne à leur transhumance et m'en remets au confort tout relatif de ma route. Retour en France, en compagnie du soleil, qui me montre la voie des Pyrénées ariégeoises.