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Parlement hebdo


diffusion le lundi 15 avril 2019 à 0h30 sur France 3

– Dans un 1er temps, selon nos informations, Les Républicains étaient réticents à l'idée de signer un texte avec La France Insoumise. Simple malentendu à cause d'un problème administratif, assure Gilles Carrez:
– On a proposé aux collègues de signer et tous ceux qui sont d'accord signent. Je vous rappelle qu'il faut 20% de signataires.
– Ce n'est pas si évident. C'est la 1re fois, vous l'avez observé, que l'on va des Républicains jusqu'à nous. C'est normal qu'à partir du moment où c'est inédit, ça ne se passe pas sans péripéties. Mais finalement, on signe tous ensemble.
– Le texte, avec les signatures des Insoumis, est déposé sur le bureau du président de l'Assemblée nationale, qui le transmet au Conseil constitutionnel.
– O.Grégoire, les parlementaires de droite comme de gauche ont exprimé leur opposition à cette mesure durant tout le parcours parlementaire du texte. Est-ce que ce référendum d'initiative partagée n'est pas la suite logique de leur opposition?
– C'est peut-être la suite logique plutôt d'une relative volonté d'obstruction. Je rappelle qu'en 1re lecture, Les Républicains se sont abstenus en hémicycle. Ils n'ont pas voté contre. Je rappelle qu'au Sénat, Bruno Retailleau n'a pas signé ce RIP. Je rappelle que Laurent Wauquiez...
– La droite et la gauche se sont alliés pour voter...
– Oui mais le président du groupe d'opposition des Républicains ne soutient pas cette initiative. L.Wauquiez s'en tient assez éloigné aussi. Je vais être très claire: le RIP, je suis pour et même pour un RIP modernisé et plus simple. Mais je pense que déclencher un RIP à 48h du vote définitif de la loi est une manoeuvre de communication politique. Je suis par ailleurs un peu étonnée de l'attelage qu'on a qualifié de baroque et, soyons précis, qui va de l'extrême gauche à l'extrême droite, même si je sais que ça dérange M. Coquerel. M. Bardella a affirmé soutenir ce RIP d'ADP. En fait, ça va de l'extrême gauche à l'extrême droite. On a des gens qui n'ont rien en commun, si ce n'est la volonté de bloquer le gouvernement.
– Y a-t-il un risque pour le processus de privatisation?