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Le duo de 20 heures

C politique, la suite


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 19h55 sur France 5

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– Il peut ne pas décevoir, Emmanuel Macron? Vu l'attente énorme...
– Gilles Finchelstein : Non. A la fois parce que les attentes sont considérables, ça fait longtemps que je n'avais pas vu ça alors que ça fait plus de 30 ans que je suis dans le ghetto... 86% des Français attendent un changement profond sur la politique économique et sociale. 78%, un changement profond sur la démocratie et les institutions.
Quand on est à ce niveau d'attente, quand par ailleurs les marges sont relativement étroites, c'est difficile de ne pas décevoir. C'est étonnant de voir depuis plusieurs jours l'exécutif ce que vous allez voir." Ils font monter l'attente. Ne pas décevoir, c'est difficile à ce niveau-là. Moi, je pense qu'on attend quelque chose. Il faut que quelque chose sorte de ce Grand débat. Il faut que ce qui est annoncé marque une réorientation de ce quinquennat sur le style du président, la pratique gouvernementale et les orientations.
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– Karim Rissouli : Vous voulez qu'il retrouve l'esprit de la campagne électorale? La jambe gauche, dont on dit qu'il l'a trop peu utilisée?
– Gilles Finchelstein : Ce serait un 1er
– T.Snégaroff: Dans les réformes évoquées, ily a un mélange de choses pragmatiques et symboliques. Vers quoi devrait-il aller?
– Gilles Finchelstein : Je pense qu'il faut qu'il y ait un peu de tout. Il faut des mesures concrètes. Vous annonciez par exemple des aides sur les familles monoparentales. On voit cela monter depuis longtemps. On le voit chez les Gilets jaunes et dans le Grand débat.
Ce sont des sujets très précis. Il faut des réponses. Peut-être que ça prendra davantage de temps. Si on analyse réellement ce qu'il s'est passé dans les cahiers de doléances, les débats, les collectivités locales, ily a sans doute plein de petites propositions concrètes qu'il faudra prendre en compte. Des choses très concrètes, des réorientations, des symboles. Vous parliez de l'ISF. C'est une question qui a cristallisé. On peut considérer que c'était un bon ou un mauvais impôt. Ça a cristallisé la colère.
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