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Les trésors cachés des marais


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 17h35 sur France 5

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– Lorsqu'il utilise une moissonneuse-batteuse, il se débrouille pour recycler les déchets organiques.
– Au sortir du batteur, la paille est broyée. Elle va être réincorporée au sol et va le nourrir. C'est de l'engrais naturel. A la fin de la moisson, je vais ré-inonder la parcelle etje vais remettre les canards à l'intérieur pour l'hiver.
Par leurs déjections, ils vont incorporer cela dans le sol. Ils vont faire en sorte qu'elle nourrisse la terre. Les canards vont continuer à travailler tout l'hiver. Les fumées qu'on voit, ce sont mes voisins qui brûlent leur paille. C'est une perte sèche. Cette matière organique part en fumée, pollue, alors qu'on l'incorpore au sol, on maintient le carbone et on enrichit la terre. A combien on est C'est génial ! Et l'humidité ?
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– 15, oui. Parfait. Là, franchement, on a une récolte magnifique. C'est un cas d'école.
– Les pratiques originales de Bernard sont non seulement écologiques mais aussi rentables. La récolte de cette année le prouve une fois encore.
– Voilà la récolte 2018. C'est très joli. Très beaux grains. En plus, avec le rendement qu'on a, C'est vraiment très beau. Belle qualité. Tu montes. Tu as une manivelle... Tu tournes la manivelle et ça couvre là-haut. On vit de notre métier. Ce n'est pas une agriculture de clochards, c'est une agriculture qui non seulement respecte le vivant, mais qui, en plus, économiquement, est saine. Notre entreprise est une petite entreprise agricole. Nous cultivons chaque année, sur une cinquantaine d'hectares, 20 ha de riz, ce qui est peu. Les agriculteurs conventionnels font entre 100 et 200 ha minimum. Nous, avec 20 ha, on vit. Je ne m'attendais pas à une si belle récolte, je dois avouer. Ça montre que la méthode est bonne, que le travail est payant et qu'on peut s'appuyer sur cette technique pour offrir aux générations futures une manière de faire du riz tout en respectant la nature. C'est important. C'est précieux.
– Si certaines richesses nous viennent de pays lointains, d'autres sont originaires de nos marais depuis toujours. C'est le cas de l'angélique, une plante endémique qu'on trouve dans le Marais poitevin et qui a su traverser le temps depuis le Moyen Age.
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