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Mexique : de Mexico à Acapulco

Les métiers de l'impossible


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 14h45 sur France 5

– C'est ça qui bloquait. Ces gros bouts de bois gênaient la fermeture de la grille. Faire ce travail et pouvoir enlever toutes ces poubelles, je trouve ça très gratifiant. Je sais que grâce à mon travail, le drainage de la ville de Mexico se fera un peu mieux. Pour moi, Cette eau est totalement contaminée, avec des animaux comme ce rat. Tout est contaminé : ces animaux transmettent des maladies dangereuses. On trouve aussi des corps humains. Souvent, on les tue ailleurs et on vient les jeter ici. Ils les jettent dans les égouts. on est en train de travailler et il faut qu'on les sorte.
– En 30 ans de carrière, Julio s'est retrouvé sous l'eau face à plusieurs corps humains. Cette violence s'étend un peu partout dans le pays. José et sa famille de plongeurs de haut vol n'ont pas les moyens de vivre uniquement de leur talent.
– Quand les touristes manquent, des fois, on sort pêcher. Tous les poissons qu'on ramène, c'est pour nourrir la famille, femmes et enfants compris. J'ai quelques collègues qui pêchent toute la nuit ou toute la journée et qui vendent le poisson pour ramener de l'argent à la maison.
– Ici aussi, ces familles sont les victimes collatérales de la guerre de la drogue : lors de notre tournage, Acapulco comptait depuis le début de l'année 500 homicides !
– La criminalité a fait fuir les bateaux de croisière. En 10 ans, ils sont passés de 180 à 3 ou 4 par saison.
– Ils ne viennent plus à cause de l'idée qu'on se fait du Mexique, liée à la violence et au crime organisé. Les gens ont peur. Les Américains ne viennent plus, pas seulement à Acapulco, mais dans tout le Mexique.
– Les forces de l'ordre reprennent peu à peu le contrôle de la ville. Les touristes reviennent petit à petit et le sourire de José aussi !
– L'après-midi, ça fait du bien de passer un bon moment en famille. C'est pour des moments comme ça à prendre autant de risques.
– Chez les plongeurs, il n'y a jamais eu de crise de vocation : les sensations fortes et les montées d'adrénaline se transmettent de père en fils depuis près de 80 ans. Un air de fête plane sur la briqueterie.