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Mexique : de Mexico à Acapulco

Les métiers de l'impossible


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 14h45 sur France 5

– Puis une fois moulée, il faut attendre qu'elle sèche en la retournant sur chaque face. Ily en a des milliers. Pour ces hommes, la fatigue est permanente.
– On retourne la terre. C'est 5 à 6 passages. On le fait 6 fois. Ça aussi, c'est vraiment dur. Beaucoup se blessent avec cette houe... Certains se coupent des orteils quand t'as pas l'habitude ou que tu fais pas gaffe.
– Une fois les briques sèches, Javier et ses hommes les empilent pour constituer un four. Un petit édifice
– On n'arrête pas de bosser, toute la journée. En fin d'après-midi, ça commence vraiment Ça fait mal ! C'est très fatigant. Ça fait plus de 20 ans que je fais ce travail, tous les jours... Non, 22 ans. Je connais ce travail depuis que je suis tout petit. C'est mon père qui m'a appris. Depuis l'âge de 10 ou 12 ans, je suis ici etj'aide mon père.
– La construction du four leur prend près d'une semaine.
– C'est un travail très noble. On ne gagne pas beaucoup, mais on n'a pas besoin de partir ailleurs pour chercher du travail et subvenir aux besoins de sa famille.
– De retour de l'école, Juan, son jeune fils, les aide à la briqueterie. Brigitte, la petite dernière, échappe à cette corvée. Elvira, sa femme, ne fait plus que de menus travaux.
– Au départ, je l'aidais à porter des briques, j'avais mal et chaud. C'est dur pour une femme. On s'est connus à l'école. Il m'a invitée ici, à sa briqueterie, au travail de son papa. qu'on a commencé à être ensemble. Le travail se fait en groupe. Les enfants et moi, on ne l'a jamais laissé tout seul. Tous ensemble ! Tout le monde y met son petit grain de sable. Il sifflote.
– Javier est levé depuis 6 h du matin. Le déjeuner est la seule pause de sa journée. De ce travail, il ne tire qu'une seule satisfaction.
– On a au moins l'avantage d'être propriétaires. Le terrain est à nous, on ne paie pas de loyer. Tout ce qu'ily a ici, je l'ai fait moi-même. Les matériaux, Tout ce qui est ici, grâce à Dieu, c'est nous qui l'avons fait.
– Une vie à la dure, sans électricité ni eau courante... L'Etat de Guerrero est l'un des plus pauvres du Mexique.