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Chine

Pacifique


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 13h45 sur France 5

– Ils languissent entassés dans leurs aquariums jusqu'à ce qu'on vienne les saisir. Dans certains quartiers, les gens aussi vivent les uns sur les autres. A deux pas des hôtels de luxe du district de Luwan, nous nous promenons dans un dédale de petites maisons. On y trouve une authenticité qui contraste avec les gratte-ciel voisins. La seule agitation qui règne ici est celle des jeux des enfants. Ils n'ont pas besoin d'air conditionné et les articles de mode pendent entre les fenêtres. Mais dans ce quartier, l'avenir se limite à assurer le repas du lendemain.
– Vous êtes combien à vivre ici ?
– 3. Ton papa, ta maman et toi. Ça te plaît ? Ta maman cuisine bien ? C'est b4
– Oui.
– On se sent bien ici. Les portes sont ouvertes et la vie se fait dans la rue. Parfois, je me dis que le progrès avance trop vite et ne prend pas le temps de se retourner pour veiller sur ceux restés en arrière. C'est ici que nous disons au revoir à la côte. Nous ne reverrons pas la mer avant un long moment. Nous nous enfonçons dans les terres, loin de la foule. Nous partons vers l'ouest. Au bout de 400 kilomètres, nous arrivons au village d'Hongcun. Nous sentons d'emblée que nous sommes dans un endroit magique. Deux vieux arbres gardent l'une des entrées. Ils étaient peut-être déjà là quand le village a été fondé en 1131. Aujourd'hui encore, c'est l'un des plus beaux villages de Chine.
– Pour entrer à Hongcun, il faut payer l'équivalent de 12E. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on en prend plein la vue 2 fois. Car cet endroit est un miroir géant.
– Les maisons en pierre ramènent à une époque où les gens vivaient à un rythme plus lent. Mais c'est surtout l'eau qui fait de ce village un endroit aussi poétique. On y découvre la Chine sous un jour plus délicat. Pour la 1re fois depuis notre arrivée dans ce pays, nous trouvons un peu de quiétude. Il n'y a ni foule, ni circulation. La visite se fait doucement pour qu'elle dure plus longtemps. Et quand vient le moment de repartir, nous récupérons enfin notre producteur. Il arrive du Viêt Nam surmené et épuisé.