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C l'hebdo


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 12h35 sur France 5

– Une curiosité : l'armure du roi français Henri IV offerte à Venise par le monarque. A l'opposé du luxe, les sous-sols du palais des Doges abritent une prison humide et insalubre. Un orchestre joue "Le Beau Danube bleu". Quand la nuit tombe, le salon splendide de Napoléon se transforme en salle de bal. Les valses viennoises se justifient puisque Venise fut autrichienne. La lagune de Venise s'est formée grâce aux alluvions des fleuves qui s'y jettent et par la faible profondeur de l'eau. 10 % de la lagune sont navigables. Le reste est occupé par des marécages ou des îles. Les îles ont permis à Venise de délocaliser certaines activités. Au 19e siècle, après avoir été une prison, San Michele est devenue une île-cimetière. Auparavant, les défunts étaient enterrés dans la ville à proximité des églises. L'île de Murano est une des plus grandes. Elle est dotée d'un phare et sert de lieu d'entrepôt et d'entretien pour beaucoup de bateaux. Jadis, Murano était couverte de vignes, de vergers et de jardins d'agrément. Le nom de Murano a fait le tour du monde grâce à la fabrication du verre. Par crainte des incendies, la ville décida le transfert de cette industrie à Murano dès la fin du 13e siècle. Depuis, les gestes des souffleurs de verre n'ont pas changé et les secrets de fabrication ont été jalousement conservés. En un tour de main, l'artisan intègre une feuille d'or à la boule de verre fondue. Plus éloignée, l'île de Burano est reconnaissable par ses maisons aux couleurs vives et son campanile incliné. Les couleurs permettaient aux pêcheurs d'apercevoir leurs maisons de loin. Aujourd'hui, les propriétaires doivent respecter ces couleurs. Toute initiative personnelle expose à une amende. Burano doit sa réputation à ses couleurs et à une tradition qui se perpétue depuis le 16e siècle : la dentelle à l'aiguille. Une technique qui a valu à l'île une gloire internationale. Même à la cour de Louis XIV, la dentelle de Burano était appréciée. Les créations sont si complexes qu'on compare leur finesse à celle d'une toile d'araignée. Au début du 20e siècle, alors que la technique se perdait, on mobilisa des femmes pour perpétuer le métier. Les dentellières de Burano n'utilisent pas le fuseau mais une aiguille. Aujourd'hui, la relève n'est plus assurée. Giulia Palmisano :
– Ce ne sont que des personnes âgées. Il faut du temps pour faire un napperon. Il n'y a pas de jeunes. Les jeunes filles ne veulent plus apprendre à faire de la dentelle. Malheureusement, ça va disparaître