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Entrée libre


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 8h50 sur France 5

– Malgré l'amnistie de 1859 de Napoléon III, Victor Hugo refuse de rentrer en France.
– Il a cette formule: "Quand la liberté rentrera, je rentrerai." Il n'accepte de rentrer en France qu'à la chute de l'Empire, après la défaite de Sedan en 1870.
– C'est en homme libre que Victor Hugo revient écrire son dernier roman, "Quatrevingt-treize", loin du tumulte parisien, une histoire sur fond de terreur, nouvelle démonstration de l'écrivain contre l'oppression.
– Ici, Hugo a beaucoup milité et écrit beaucoup de protestations contre la peine de mort, beaucoup de lettres pour l'indépendance des pays. On a tout Victor Hugo résumé dans cette maison.
– Claire Chazal : Autre visite, celle du musée Marmottan Monet à Paris qui propose un voyage et qui embrasse tous les courants artistiques. A l'époque, l'autre rive de la Méditerranée est un fantasme pour les peintres, une sorte de paradis perdu. D'Ingres à Delacroix, Matisse ou Kandinsky et Klee, les paysages colorés, la lumière du désert et 'intérieur des harems inspirent les artistes dans le sillage des conquêtes napoléoniennes et des débuts de la colonisation. Ils leur ouvrent de nouveaux horizons esthétiques.
– Le musée Marmottan à Paris revient sur la conquête de l'orient sur l'occident, par le biais de l'art, en particulier de l'Art moderne, pendant plus d'un siècle. Tout commence politiquement avec les campagnes napoléoniennes et l'invention du transport moderne et la naissance du tourisme. Qu'ils le fantasment ou l'explorent, les peintres français comme Corot, Matisse ou Renoir, trouvent en Orient un nouveau souffle à travers les visages, les motifs, les couleurs et la lumière.
– Beaucoup, et c'est une caractéristique du XIXe, ont la sensation que cette tradition depuis la Renaissance d'une peinture déjà vieille de plusieurs siècles, a fait long feu, et qu'il faut chercher ailleurs des sources d'inspiration. Matisse a ce mot révélateur: "L'Orient nous a sauvés." Sauvés de quoi? De la routine, de nous-mêmes, d'une tradition qui se fait trop vieille. Et finalement, nous a sauvés car il nous amène à regarder le monde et la peinture autrement.