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C dans l'air


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 5h25 sur France 5

– Si vous voulez cibler uniquement la classe moyenne, il y a tout un système de décote, il est très technique. François Hollande l'avait utilisé. Personne n'y comprend rien. Et puis, aujourd'hui, avec le système du prélèvement forfaitaire unique à 30% des revenus du capital... Si vous augmentez les taux marginaux supérieurs, vous allez taxer plus les hauts revenus du travail mais vous ne taxez toujours pas les revenus du capital. Or, le choix qui a été fait initialement, c'est diminuer la pression fiscale sur le capital.
– A. de Tarlé : C'est-à-dire que les très hauts revenus sont taxés jusqu'à 60%?
– M. Plane : Oui, sur le marginal, sur ce qu'ils gagnent en plus.
– D. Seux : Je crois que la piste de l'impôt sur le revenu tient la corde. Mais on s'aperçoit que c'est assez complexe et c'est pour cela que le ministre du Budget et des comptes publics a évoqué l'hypothèse de la redevance. Comme la vignette dans les années 2000, c'est quelque chose de très simple... Mais il me semble que la piste la plus simple serait quand même d'accélérer les baissés d'impôts qui sont étalées. Pourquoi le gouvernement a-t-il tant de problèmes sur le plan fiscal alors que, globalement, il baisse les impôts? Ce n'est pas perçu car ily a des choses qui se compensent. Vous augmentez la CSG des retraités il y a deux ans, vous la baissez pour certains maintenant mais vous transférez les cotisations sociales... On n'y comprend plus rien. Le gouvernement aurait tout intérêt à accélérer les baisses d'impôts, notamment la taxe d'habitation. Si on regarde ce qu'il a fait en décembre, c'est exactement cela. La prime d'activité était prévue jusqu'à la fin du quinquennat. Le gouvernement a simplement accéléré à partir du 1erjanvier 2019. Donc, faire que les baisses d'impôts aient lieu d'un coup, c'est peut-être l'hypothèse la plus logique.
– A. de Tarlé : Mais votre journal annonçait qu'il y avait 14 milliards de baisses d'impôts, mais comme elles sont saucissonnées, on ne les perçoit pas.
– C. Barbier: C'est une erreur politique évidente. Le président Macron n'a pas fait ce que le candidat Macron avait dit.