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C dans l'air


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 5h25 sur France 5

–  A. de Tarlé : On a compris qu'on allait changer une fois de plus la fiscalité française. Rien de nouveau sous le soleil?
– V. Dreuzet : Au fur et à mesure des années, on a ajouté des dispositifs dérogatoires, et parfois les conditions changent, ce qui fait que tous les ans en effet, ily a pas mal du Code général des impôts qui évolue. Mais là, on voit que le gouvernement se prive lui-même de marge de manoeuvre. Ce faisant, il ne faut pas oublier un autre aspect des choses, c'est que l'action publique est financée par les impôts. Les baisser, c'est donc déstructurer l'action publique. C'est aussi un des éléments du mouvement des "gilets jaunes". S'il faut baisser la dépense, laquelle? La protection sociale ou les services publics? C'est un des aspects du débat très important. Les "gilets jaunes" réclamaient à la fois moins d'impôts et plus de services publics. Cela paraît contradictoire mais ils voulaient surtout une juste participation des charges fiscales pour toujours bénéficier
– C. Barbier: On a aussi entendu dire qu'il fallait supprimer les niches fiscales... Il faudra peut-être demander un peu plus d'efforts, travaillé par exemple.
– D. Seux : On a commencé à parler de la justice fiscale mais ce qui est ressorti des ronds-points et du sentiment général des Français, c'est un niveau d'exaspération fiscale. On n'a jamais connu un niveau de prélèvement fiscal en France aussi élevé! Il est autour de 45% du PIB. Il a franchi la barre des 30% dans les années 60. Entre 1960 et 1980, il était entre 30 et 40%. A partir de 1982, Et en 2017, record absolu, il est passé à 45%. On peut donc dire que c'est une question de justice fiscale et de répartition, mais ce serait d'abord une question de niveau... Il n'y a pas d'autre grand pays développé qui ait un tel niveau d'impôts et de cotisations sociales, évidemment.
– A. de Tarlé : Emmanuel Macron pourrait s'exprimer dans les prochains jours. Les questions fiscales sont nombreuses. La pression monte et Emmanuel Macron a vidé tout son agenda de ces derniers jours pour préparer activement son intervention très attendue...