logo Le moteur de recherche de la télé

C dans l'air


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 5h25 sur France 5

– C'est vrai qu'aujourd'hui, 80% des Français sont contre une augmentation des droits de succession.
– A. de Tarlé : On dit souvent que les Français sont devenus tellement allergiques à l'impôt, qu'on est furieux d'impôts que nous ne payons même pas, parfois!
– C. Barbier: Dans le paysage mondial, nous sommes écrasés d'impôts. Mais les Français voient moins la bonne utilisation de leurs impôts. On devrait être content de payer des impôts, d'avoir de bons instituteurs, de bonnes infirmières, bien payés! Par exemple, nous allons à l'opéra, c'est très cher! Mais vous faites en fait une bonne affaire car chaque fauteuil d'opéra, vous mettez 150 euros mais l'Etat en a mis le double en subventions, par le ministère de la Culture et le ministère du Budget. Comment retrouver le bon usage de l'impôt dans des services publics aussi dégradés? Je veux bien qu'il y ait beaucoup d'inspecteurs des impôts, pourvu qu'ils attrapent les fraudeurs du fisc! Mais si c'est pour aller embêter les PME, non!
– M. Plane : Le consentement à l'impôt a changé, en 10 ans. Les prélèvements ont fortement augmenté depuis 2010, car il a fallu financer la compétitivité des entreprises. Et en face, les services publics et la protection sociale n'ont pas augmenté. Donc la plupart des Français ne comprennent plus le système fiscal et la réattribution des dépenses publiques.
– A. de Tarlé : On en vient à vos questions.
– C. Barbier: On voit quand même la curiosité des Français. Ils ont suivi le grand débat, ils ont vu que le Président écoutait et lançait des pistes. Ily a une impatience. Peut-être dimanche soir ou lundi, une allocution solennelle. Et ensuite, une distribution de pistes et de réformes à mettre en train du côté du gouvernement. Mais cela ne suffira pas, il faudra à mon avis un troisième temps, après les Européennes, où le Président devrait réunir le gouvernement en congrès. Il faudra alors donner toutes les mutations institutionnelles, constitutionnelles que les Français attendent. Et il faudra dire aux parlementaires comment on va articuler cet acte II du quinquennat.