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C dans l'air


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 5h25 sur France 5

–  Je n'y suis pas favorable.
– Ce bénéfice aujourd'hui n'est pas soumis à la taxation, c'est une bonne chose. Mais faisons attention aux contribuables, nous sommes là pour baisser les impôts!
– Alors, si aujourd'hui la plus-value est taxée sur les résidences secondaires, elle ne l'est pas sur la résidence principale. C'est l'un des rares bénéfices exonérés d'impôts, profitable aux 60% de Français propriétaires de leur logement et qui peut leur permettre de s'enrichir, surtout quand les prix de l'immobilier grimpent. Le prix du mètre carré a augmenté de 140% en 20 ans en France. Pour cette association de défense des propriétaires, hors de question de sur les résidences principales.
– Il faut arrêter d'imaginer que cette plus-value est de plusieurs centaines de milliers d'euros à chaque fois qu'on vend un bien! Le propriétaire d'un logement l'occupe, il n'est pas là pour faire de la spéculation. Si on se remet à la mobilité va être freinée pour les propriétaires. C'est un marché qui va être figé.
– Pour Emmanuel Macron, cette plus-value empochée par certains propriétaires ne met pas les Français cependant sur un pied d'égalité. Une solution permettrait pourtant de remédier aux injustices: taxer les transactions les plus importantes.
– Au-dessus d'un certain montant, on pourrait prélever une partie de la transaction pour financer des politiques publiques qui luttent contre la ségrégation urbaine.
– Avec 29 millions de résidences principales en France, s'attaquer aux plus-values est un exercice politique délicat. En 2011, Nicolas Sarkozy avait envisagé cette taxe avant de faire marche arrière.
– A. de Tarlé : Alors, question de téléspectateur...
– D. Seux : Je pense que s'il s'attaquait aux plus-values immobilières, ce serait une sorte de suicide politique fiscal. Il a une relation avec l'immobilier qui n'est pas très apaisée.
– A. de Tarlé : "Pas de gains injustifiés", a-t-il dit à Bordeaux...
– D. Seux : Il a supprimé l'ISF, sauf la partie immobilière. En même temps, l'immobilier est déjà taxé en France. Il y a la taxe foncière annuelle, les droits de mutation...