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13h15, le dimanche...


diffusion le dimanche 14 avril 2019 à 13h25 sur France 2

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– On a pu tout leur dire de l'extraordinaire indignation, lorsqu'on a su que les tanks tiraient dans Budapest. Je ne sais pas où ailleurs on aurait pu avoir une telle conversation. Ça a été une engueulade de bistro!
– Pour Krouchtchev, ce n'était rien. Il lui fallait trouver une personnalité reconnue, pour montrer qu'il y avait quand même un soutien, une compréhension de la part des gens de l'ouest. Ils ont dû regretter, peut-être... Quand l'artiste collabore avec un pouvoir dégoûtant... Mais l'artiste est formidable, alors comment juger cela? Est-ce qu'ils ont renforcé le régime?
– Les compagnons de route deviennent alors au fur et à mesure
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– Je pense qu'ils se sont aperçus qu'on leur faisait quand même visiter ce qu'on appelle les "villages à la Potemkine", que tout n'était pas aussi vrai que les décors dans lesquels on les avait plongés, avec ces ouvriers qui applaudissaient... Ils voyaient bien en coulisse qu'il y avait des gens qui voulaient leur raconter leur vie quotidienne et qu'on les éloignait... Ils ont vu des visages qui ne reflétaient pas le bonheur qu'on leur avait vendu depuis Paris.
– Comment découvrir la réalité? On s'apercevait de la qualité des vêtements, des maisons, on voyait que les gens habitaient à cinq familles par appartement, etc.
– Elle est revenue navrée de ce qu'elle avait vu. Y compris de sa conversation avec les dirigeants. C'était difficile pour eux.
– Tout ce que l'on avait cru savoir de la réussite des pays de l'est s'écroulait. Nous nous sommes détachés du rêve.
– Pour Yves Montand, Ivo Livi de son vrai nom, la désillusion est d'autant plus brutale qu'il a le communisme en héritage.
– Vous qui êtes d'origine italienne, pourquoi vous appelez-vous Montand?
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