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C l'hebdo


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 12h35 sur France 5

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– Les gens qu'on va envoyer au Parlement vont tenir tête à la Commission et au Conseil.
– Ali Baddou : Les lycéens se mobilisent contre le réchauffement climatique. Regardez ce qu'ils pensent de votre démarche.
– Vous connaissez ce visage?
– Du tout.
– Ça ne me dit rien.
– Si je vous parle de Raphaël Glucksmann, ça vous dit quelque chose?
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– Aidez-moi, s'il vous plaît.
– Ali Baddou : Regardez ce qu'on dit à Sciences Po, là où vous avez fait vos études.
– Il estjeune et a de nouvelles idées. Il croit au fait qu'il faut s'unir autour d'un projet et discuter. Je suis plutôt d'accord avec ça.
– C'est un peu la gauche caviar. Je ne suis pas sûr que ce soit exactement ça qu'il leur faille.
– Qui c'est’!
– C'est Raphaël Glucksmann. Il voulait faire lui-même une gauche plurielle. Il se retrouve à la tête de la liste du Parti socialiste. Une liste de plus à gauche, c'est déprimant.
– Ali Baddou : La critique sur la gauche caviar, vous en pensez quoi?
– Raphaël Glucksmann : Je ne prétends pas être un prolétaire. J'habite dans le 10e arrondissement de Paris, dans un ancien quartier populaire transformé en paradis pour bobos. Bobo et cosmopolite, je précise. J'essaie de comprendre où se situe la crise de nos démocraties libérales. Ça nous conduit à la dislocation et à l'explosion que nos sociétés deviennent des archipels de ghettos? Ily a des ghettos de pauvres, des ghettos de riches, des ghettos d'immigrés. Qu'est-ce qui manque à nos sociétés? Je pense que c'est un projet collectif. Il faut quelque chose qui transcende la disparité de la société française. Il faut inverser les structures de domination sociale. Il faut stopper le libre cours des évolutions naturelles de l'économie capitaliste.
– Ali Baddou : Regardez ce que vous disiez sur Arte en octobre.
– Raphaël Glucksmann : Quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi que quand je me rends en Picardie. C'est bien ça le problème.
– Ali Baddou : Cette citation est assez provocatrice.
– Raphaël Glucksmann : Me concernant, ce n'est pas tout à fait vrai. Ce que je voulais dire, c'est que je cherchais à m'inclure, à travers mon livre, dans une forme nécessaire d'autocritique de cette élite de gauche qui a vendu les libertés individuelles comme seul horizon.
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