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Rencontre : Diane Scherer

Silence, ça pousse !


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 8h00 sur France 5

– Les fleurs séchées sous verre vont être protégées de la poussière. Il faut éviter la lumière directe, car les couleurs s'altèrent avec la lumière. Il fautjuste les protéger de ça, et c'est pour la vie.
– Il sera sur ma cheminée. Merci.
– Avec plaisir.
– Stéphane, es-tu prêt?
– Oui.
– Oh, c'est chou ! Et poétique.
– Ça fait 3 mois que le cerf est dans la cloche. Et les fleurs n'ont pas bougé.
– Ça a un charme fou.
– Et c'est sympa à faire, ça relaxe. A présent, franchissons les frontières. Nous partons à Amsterdam rencontrer Diane Scherer. Son art: dompter les racines, en faire du tissu et les photographier.
– Officiellement, je suis une artiste. Je suis aussi une éleveuse de racines. J'ai mis en place un système souterrain pour créer un textile que je photographie et avec lequel je fais des sculptures. Pour aboutir à ce résultat, j'ai dû me rendre à l'université Radboud aux Pays-Bas, spécialisée dans les racines de plantes.undefined
Etje leur ai demandé de m'aider à mettre en place mon système de culture de racines. Ravis de mon intérêt, ils m'ont dit que c'était impossible. Mais ils m'ont transmis leur savoir. Et après un an de recherche, j'ai développé mon concept. Et ça a fini par marcher. Pour obtenir cette forme, je dessine d'abord un modèle sur mon ordinateur. Ces modèles sont basés sur les formes géométriques naturelles, comme l'hexagone des ruches, quisont des structures très puissantes. Je m'en inspire pour créer mes modèles. Puis je crée des matrices que je dispose sous la terre. Puis je sème des graines pour que les racines se développent autour de la matrice. Toute la préparation, du design du modèle à la matrice, prend environ 1 mois. Et les racines mettent 4 semaines à se développer. Ça pousse très vite. Habituellement, les racines n'aiment pas être proches. Mais celles de l'herbe aiment se serrer. C'est parfait pour pousser dans mes matrices. Si je faisais cela avec des marguerites, elles se battraient sous terre. C'est une collaboration avec la nature. Evidemment, j'essaie d'orienter ces pousses, mais les racines ne fontjamais exactement ce que j'attends.