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C dans l'air


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 5h25 sur France 5

– La question, c'est comment on partage ces ressources, à 9 milliards d'habitants, alors qu'elles ont des limites?
– A. de Tarlé : La guerre de l'eau, c'est ce qui nous attend?
– C. Cornudet: La collapsologie, c'est une peinture très noire de notre avenir proche, qui alimente d'ailleurs les mouvements de jeunes aujourd'hui. La question, c'est de faire des choix. Vous parliez tout à l'heure de la concurrence entre l'éolien mais le nucléaire pose des problèmes en matière de pollution avec les déchets... La difficulté en France, c'est de faire un choix en investissement. Tant que l'on voudra développer le nucléaire et les nouveaux EPR, on n'aura pas les moyens d'investir grandement dans l'éolien...
– J. Fourquet: La question du parc nucléaire français, qui est sans précédent ailleurs dans le monde car il fournit trois quarts de notre électricité, était liée aussi à l'énorme développement du chauffage électrique dans les années 70-80. On a équipé des centaines de milliers de pavillons avec dans des bâtiments qui n'étaient pas conçus pour cela et qui sont des passoires thermiques. Il y a déjà tout un travail d'isolation à faire. Mais c'est maison par maison qu'il faut prendre le problème... Mais on voit bien qu'on est dans un changement de modèle. Les ingénieurs qui ont pensé c'était très cohérent mais on a simplement changé d'époque.
– A. de Tarlé : On en vient à vos questions...
– C. Barbier: Les politiques en tiendront compte si le mouvement prend de l'ampleur, continue à mettre la pression et trouve la voie pour changer les lois. Et cette voie, c'est la voie de la démocratie.
– A. de Tarlé : Est-ce que l'écologie va être dans tous les partis ou est-ce que le parti écologique sera toujours en pointe du combat?
– C. Barbier: On devrait déjà avoir un paysage politique où ily a un énorme pilier écologique, et même d'économie écologique, dans chaque parti. Un parti spécialisé en écologie devrait déjà avoir disparu! Dans un combat de pionniers, c'est normal qu'il y ait eu un Monsieur ou une Madame écologie. Mais pour devenir crédible, l'écologie a dû élargir son spectre.