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Vie sauvage à Yellowstone (2/3) : Un printemps éprouvant

Grandeurs nature


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 7h10 sur France 2

– Pourtant, elle n'a pas le choix, il va falloir qu'elle se lance. Ainsi va la vie des petites chouettes lapones qui doivent apprendre à devenir grandes, à voler et à se nourrir seules. Voici maintenant le mois de juin, l'été ne va plus tarder et certains signes ne trompent pas. Cette année, un front de hautes pressions au sud de Yellowstone pousse l'air chaud en direction des Rocheuses. En quelques semaines, les températures dépassent 30 degrés. Une chaleur très au-dessus de la normale. Cette vague de canicule a des conséquences immédiates. Sur les sommets, la neige fond brusquement. Des millions de tonnes d'eau déferlent dans les canyons. Ce torrent puissant se dirige droit vers l'océan Pacifique. C'est le début d'une forme de déluge. Pour les cincles d'Amérique, toute cette eau est une aubaine. Ces petits oiseaux s'aventurent rarement de quelques mètres d'un torrent. Leurs plumes huilées les maintiennent au sec quand ils plongent pour pêcher des insectes aquatiques.undefined
Lorsque l'eau dévale les pentes de la montagne, elle leur apporte à manger sur un plateau. Une fois repus, ils peuvent se prélasser au soleil et se concentrer sur des tâches plus divertissantes, tout en perpétuant l'espèce. Malgré la montée des eaux, tous les animaux doivent poursuivre leur quête quotidienne de nourriture. Certains sont contraints de franchir des rivières... particulièrement agitées. Ce petit wapiti est désemparé, c'est la 1re fois de sa vie qu'il se jette à l'eau. Sa mère lui montre le chemin. Il hésite. Mais le message de sa mère est clair, il doit y arriver seul. Il a réussi. Ce sont ses 1ers pas vers l'autonomie qui valent bien un encouragement de la part de sa mère... qui ne l'a pas lâché du regard. De nombreuses rivières sont désormais en crues. Les truites nagent à contre-courant pour achever leur formidable migration. Même les ours doivent affronter les puissants courants de ces rivières qui n'en finissent pas de grossir et d'inonder les berges. Car bien souvent, les animaux n'ont pas d'autres choix que de traverser. Ici, l'herbe est plus verte sur l'autre rive.