logo Le moteur de recherche de la télé

Pérou, la cité perdue de Caral


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 1h15 sur France 5

– Autour, les logements pouvaient abriter plus de 3 000 personnes. Le plan de la cité ne laisse aucun doute. C'était une société florissante, au milieu du désert. Aldemar Crispin Balta cherche des réponses, notamment dans les alentours de Caral et les rares parcelles de végétation, autour de la rivière Supe. Les chercheurs ont constaté que les habitants de Caral avaient trouvé le moyen d'accéder à la ressource qui leur manquait.
– L'endroit qu'on est en train de dégager est celui où on pense avoir identifié les vestiges d'un canal.
– C'est un passage étroit, à peine visible, qui pourrait faire partie d'un système d'irrigation très ancien. Il aurait précédé de plusieurs siècles les structures similaires construites par les autres civilisations américaines. C'est l'époque où les Egyptiens ont bâti leurs canaux au bord du Nil. Selon Aldemar Crispin Balta, ce n'est qu'une infime portion d'un réseau d'irrigation immense.
– On a l'intention de poursuivre notre travail de fouilles et ça pourrait révéler tout un système de canaux autour de Caral.
– Pourtant, la présence d'une rivière à proximité de la cité ne garantissait pas un approvisionnement constant. La Supe ne coule que de décembre à avril. 7 mois par an, elle est à sec, ce qui fait peser la menace d'une sécheresse sur la ville et ses habitants. La solution est venue de la situation géographique de Caral. Bien que désertique, la vallée de la Supe a un avantage unique. Elle est bordée par les Andes et l'eau des sommets s'infiltre dans la roche poreuse pour ressortir tout en bas, sous forme de sources. Les fermiers pouvaient irriguer leurs champs toute l'année, grâce à la rivière ou à l'eau des montagnes. Le choix de l'emplacement de la cité n'est pas dû au hasard. Elle s'élève au milieu du désert, mais sur un sous-sol généreux.
– Pour moi, c'est la clé du mystère. Pendant 7 mois de l'année, il n'y avait pas d'eau dans la vallée. Mais ils ont réussi à utiliser les sources pour irriguer leurs champs. Ça explique comment Caral a pu survivre et même prospérer dans ce paysage désolé.