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Pérou, la cité perdue de Caral


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 1h15 sur France 5

– Ils représentent chacun un animal différent. C'est la 1re fois qu'on trouve des parures à Caral.
– A l'évidence, c'était une femme de haut rang. Même ses ossements montrent qu'elle était privilégiée. L'arrière de son crâne est plat.
– Ce n'est pas une maladie. Il n'y a aucun signe de pathologie, d'accident ou de fracture.
– La déformation est volontaire et a été faite de son vivant. Pour obtenir ce type de remodelage, il faut enserrer le crâne dans du tissu.
– On sait qu'ils le faisaient sur les bébés avant l'âge d'un an. Visiblement, dans cette société, c'était la marque des personnes de haut rang.
– Les 2 squelettes retrouvés, celui de la femme et de l'ouvrier, montrent qu'ily avait une hiérarchie parmi les habitants de Caral. C'était donc une société structurée et complexe, avec plusieurs classes sociales. L'élite veillait au respect de la religion, qui renforçait son pouvoir. Et les pyramides étaient au centre des rituels. La cité de Caral livre peu à peu ses secrets et bouleverse notre vision de l'histoire humaine. C'est sans doute le berceau de la civilisation sur le continent américain. Jeff Rose a noté de nombreuses différences entre Caral et les cultures anciennes qu'il a étudiées. Sa localisation est particulièrement surprenante. La cité péruvienne est au milieu d'un désert côtier, une bande de terre très aride entre les Andes et le Pacifique. Elle reçoit environ 50 mm de précipitations par an.
– La clé pour qu'un site de peuplement puisse prospérer, c'est l'eau. Il faut une source d'approvisionnement pour les habitants et les cultures. La survie d'une société dépend de la présence d'eau douce à proximité.
– Etant donné la taille de leur cité, les habitants de Caral avaient forcément trouvé une solution. A son apogée, c'était une ville majestueuse et très étendue. La place centrale circulaire était peinte en blanc. C'était un anneau de 3 m de haut qui servait aux cérémonies et aux grands rassemblements. En haut de l'immense escalier principal, se trouvait un autel avec au milieu, un brasier. Il y avait donc une religion organisée, qui jouait un rôle central.