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Pérou, la cité perdue de Caral


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 1h15 sur France 5

– L'endroit idéal pour que les gens se rencontrent et échangent des biens, avec d'un côté des pêcheurs, et de l'autre, des fermiers. C'est ce qui a conduit peu à peu à un mode de vie plus complexe.
– Les pyramides attiraient aussi les visiteurs et les marchands.
– Caral possédait de grands monuments où les gens de la région pouvaient aussi bien venir prier qu'échanger leurs marchandises
– Contrairement aux autres civilisations des Amériques, cette société n'est pas née dé la guerre. Au lieu d'attaquer leurs voisins, les habitants ont bâti une culture sophistiquée basée sur le commerce. La cité de Caral, avec ses pyramides sacrées et ses nombreux habitants, pendant plus d'un millénaire. Mais on ne trouve plus aucun signe d'activité humaine au-delà de 1 800 avant notre ère. Le site semble avoir été abandonné brutalement. Daniel Sandweiss a une hypothèse sur ce qui a précipité la fin de la cité.
– Regardez leur état de conservation. C'est incroyable. C'est un privilège de travailler ici. Le climat aride a tout préservé.
– Pour lui, on peut déceler un indice dans le plus grand monument de la cité. Quand les archéologues ont mis au jour la grande pyramide, ils ont constaté qu'elle était très endommagée. L'autel sacré, où se trouvait autrefois un brasier, était fracturé. La chambre cérémonielle était traversée par une fissure. La face sud de l'édifice s'était affaissée. Toute la pyramide était déformée. Un tremblement de terre violent aurait pu pousser les habitants à prendre la fuite. De nombreuses civilisations ont disparu à la suite de catastrophes naturelles. Ce fut peut-être le sort de Caral.
– Caral est située sur une zone de grande activité sismique. Elle fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. La plaque qui se trouve sous l'océan Pacifique se glisse sous le continent sud-américain et le soulève. La rencontre de ces 2 plaques crée une friction et quand l'énergie se libère, ça provoque des séismes. Dans cette région, on en a de très gros tous les 50 ans.
– En mesurant l'inclinaison des fondations de la grande pyramide, on peut évaluer la force sismique nécessaire pour fracturer une telle structure.