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Pérou, la cité perdue de Caral


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 1h15 sur France 5

– La prospérité de Caral serait donc due au commerce avec des cités voisines. Et son évolution n'est pas le fruit du hasard mais d'un changement climatique soudain. Un courant froid baigne le littoral de l'Amérique du Sud, ce qui favorise l'abondance de la vie marine. Ily a près de 5 000 ans, le réchauffement de l'eau a modifié la faune marine. Les gros poissons comme les thons ont été remplacés par des espèces plus petites, mais en bancs plus nombreux. Il a fallu adapter les techniques de pêche. Les lignes ont cédé la place aux filets. Pour les fabriquer, il fallait du coton en grande quantité. Etjustement, ily en avait à Caral. Les échanges commerciaux ont donc bénéficié aux 2 communautés, les pêcheurs de la côte et les fermiers du plateau. Pedro Novoa Bellota se penche sur les filets de Caral. La taille des mailles est un indicateur du type de poissons pêchés et vendus dans la région.
– Ce qu'on a devant nous, ce sont des filets différents, avec plusieurs types d'espacements. Ça montre qu'ily avait une spécialisation de la fabrication. Ils ont fait des filets avec des mailles plus serrées pour attraper de petits poissons.
– Alors qu'ils vivaient dans le désert, les habitants de Caral mangeaient donc du poisson. Les chercheurs ont examiné les débris pour en savoir plus sur leur régime alimentaire. Ils ont été étonnés de trouver peu d'ossements de mammifères locaux comme les lamas, les cochons d'Inde ou les cerfs. En revanche, il y avait de nombreuses traces d'un poisson précis.
– Ce sont des arêtes d'anchois. 80 % des poissons retrouvés lors des fouilles étaient des anchois.
– La prédominance de ces petits poissons montre à quel point la cité dépendait de ses importations venues de la côte.
– A Caral, ça devait être la base du régime alimentaire pour 1 000 à 3 000 personnes. C'est beaucoup de monde.
– Caral était une cité immense, qui consommait de grandes quantités de nourriture. En investissant dans la culture du coton pour l'échanger contre du poisson, elle assurait l'approvisionnement en protéines à ses citoyens. Grâce à ses échanges commerciaux,
– Caral était un carrefour commercial.