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Pérou, la cité perdue de Caral


diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 1h15 sur France 5

– Il peut supporter 80 ou 100 kg de poissons.
– Les filets des pêcheurs d'autrefois étaient en coton.
– La seule chose qui a changé, c'est le matériau utilisé pour fabriquer les filets. Jusque dans les années 1990, les filets étaient en coton. Aujourd'hui, ils sont en matière synthétique, le nylon.
– Pour Gabriel Prieto Burmester, il faut s'intéresser à l'histoire de la pêche sur le littoral péruvien pour expliquer la présence de filets à Caral, à l'intérieur des terres. Dans son laboratoire, il étudie des vestiges retrouvés dans un autre site, près d'une ville côtière appelée Huanchaco. Elle a été fondée un millénaire après Caral. Mais elle pourrait fournir une piste intéressante. Les 1ers pêcheurs de Huanchaco chassaient les requins avec des hameçons et des lignes de pêche.
– On est en train d'exhumer et de répertorier vertèbres de requins. On a aussi des dents de requins. Tout cela nous prouve que ces gens avaient le savoir-faire nécessaire pour pêcher de très gros poissons.
– Pourtant, pêcher des requins de 3 m était très dangereux. Les habitants de Huanchaco ont donc utilisé une méthode plus efficace et plus sûre.
– Voilà 2 beaux filets de pêche.
– Grâce aux filets, ils pouvaient attraper des poissons plus petits, mais en plus grande quantité.
– Le détail le plus important, c'est qu'ils étaient en coton.
– Aujourd'hui, les pêcheurs de Huanchaco perpétuent les traditions de leurs ancêtres et leur équipement a peu changé. Gabriel Prieto Burmester pense qu'avec leurs filets, leurs ancêtres rapportaient plus de poissons que nécessaire pour nourrir la population locale. L'excédent devait être troqué ou vendu. Le développement du commerce a été une étape cruciale vers la civilisation.
– Ils se sont mis à utiliser des filets de pêche, et ont pris plus de poissons. On peut en conclure qu'ils ont dû s'ouvrir au monde extérieur pour échanger leur surplus contre d'autres biens.
– Les objets retrouvés à Huanchaco ressemblent aux offrandes religieuses de Caral. Les archéologues pensent que les habitants de Caral troquaient des filets en coton contre du poisson, près de 1 000 ans plus tôt.