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diffusion le dimanche 17 mars 2019 à 0h25 sur France 3

– dépit comme au temps des faussaires de génie... Des histoires presque vraies courtes ou longues t'en a des tonnes, des captivantes à souhait, ou pas mais ça m'étonne... Spécimen, toi? Tes papiers en attestent, tout y est faux comme le reste...
– On retrouve votre jolie plume trempée non pas dans l'acide mais teintée de dérision... Notre société conjugue plus facilement les faux-semblants...
– Tété : Oui, avant, les faits faisaient les opinions. Maintenant, on a l'impression que ce sont les opinions qui font les ce qu'on pense... Et c'est ça, la question de l'album, la différence entre le vrai et le faux, c'est la lecture qu'on peut en avoir. La question que pose l'album, c'est: est-ce que cette lecture nous appartient encore?
– Le faux est parfois plus vrai que l'authentique, c'est ça?
– Tété : Oui, il y a quelque chose d'assez drôle là-dedans, un marqueur de notre époque. Moi, en tant qu'auteur, je suis fasciné par comment ça s'écrit, une "Fake news", c'est le nouveau terme, mais la rumeur a toujours existé, sauf que maintenant, ça va beaucoup plus vite, beaucoup plus
– Les réseaux sociaux, vous les dénoncez mais en même temps, en tant qu'artiste, vous les animez beaucoup... C'est un outil indispensable pour parler de soi, de son actualité...
– Tété : Je ne dénonce pas les réseaux sociaux parce que l'album c'est un album qui pose des questions, c'est une sorte de chronique. La question que pose les réseaux sociaux, c'est sur quoi on porte notre attention, est-ce que ça nous appartient encore? Je verse des torrents de contenu sur Internet mais j'aime bien ce moment où je prends mon téléphone pour lire un texto et 6 heures plus tard je suis encore en train de regarder une vidéo qui n'a strictement rien à voir... Je me demande ce qui s'est passé entre les deux!
– "Un week-end sans Wi-Fi", c'est ce que vous proposez dans une de vos chansons, la dépendance aux réseaux sociaux, c'est un problème?
– Tété : J'en fais partie, de ce problème, c'est pour ça que le regard de l'album, c'est un regard amusé. Tout à l'heure, on parlait de la rumeur qui est vieille comme l'humanité, l'autre chose qui est vieille comme l'humanité, c'est aussi le fait de raconter des histoires.