logo Le moteur de recherche de la télé

Journal


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 20h00 sur TF1

– Eux marchaient dans le calme, tout en faisant du bruit.
– A.-C.Coudray : Autre pays où l'on a beaucoup manifesté pour l'écologie, ce week-end, le Japon. Il y a quelques jours, le pays commémorait le 8e anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Une zone longtemps interdite aux habitants, mais récemment, certaines plages de surf de la région ont été rouvertes. Un symbole fort, alors que l'archipel va accueillir les Jeux olympiques l'an prochain.
– Il y a 6 mois, Jun a retrouvé le plaisir des vagues, à 30km à peine de la centrale de Fukushima. Depuis 2011, les plages du département étaient interdites à la baignade. Alors, comme un clin d'oeil au destin, ce passionné a choisi d'appeler son école de surf Can Do, "peux le faire" en anglais.
– Ici, on est vraiment au sud du département de Fukushima. Surfer ici me rassure. Je me dis que les effets de la radioactivité ne sont pas arrivés jusque-là.
– En japonais, Fukushima signifie "l'île du bonheur". Une expression que ses habitants s'évertuent à prendre au pied de la lettre, comme cette jeune apprentie surfeuse.
– A l'origine, j'adorais la mer, parce que quand j'étais petite, la maison natale de mon père était au bord de la mer, mais après ce tsunami, je sentais, même s'ils ne me le disaient pas clairement, que mes parents craignaient que je retourne à la mer. Moi-même, je n'osais pas y retourner, même pour m'amuser. Et puis, tout d'un coup, l'envie m'est venue de prendre plaisir avec les vagues. C'est pour ça que je suis venue à cette plage.
– Le grand-père de Chisato fait partie des 18 O00 victimes du tsunami. Sa maison a été engloutie par une vague dévastatrice de plus de 14m. La jeune fille a été soumise, comme tous les enfants de Fukushima, à des examens de dépistage du cancer de la thyroïde. Alors que la pêche rapporte 5 fois moins qu'avant la catastrophe, les autorités de Fukushima misent sur le tourisme et le sport pour relancer l'économie. Image oblige, les dosimètres publics, comme celui-ci, indiquant le taux de radioactivité, pourraient même être supprimés.