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Le Québec sous la neige

Echappées belles


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 20h50 sur France 5

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– Le fond musical couvre les voix.
– Alors, toi, tu es le plus québécois des chefs français !
– C'est ça. Depuis 10 ans, je suis le chef de mon restaurant à Québec. J'ai fait les saisons dans les Alpes, sur la Côte d'Azur et en Polynésie. Puis je me suis installé pour construire ma vie.
– Dans une émission culinaire, tu as fait une belle rencontre.
– C'est un peu comme "Top Chef" : ça s'appelle "Les Chefs" à Québec. L'un des juges m'a proposé d'ouvrir un restaurant avec lui.
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– Merci ! Quelle vue imprenable sur le Saint-Laurent, fleuve mythique ! On a l'impression qu'il respire avec les glaces à la dérive.
– Il est immense. "Québec", ça veut dire "le lieu où le fleuve "est le plus étroit" en langue autochtone. Ensuite, quand on s'en va à l'est du fleuve, on voit son immensité : on n'est pas capable de voir l'autre côté. C'est impressionnant. Et les glaces montent et descendent selon les marées. Il a une âme dans la ville.
– Et là, on voit un monument emblématique.
– Le château Frontenac ! Il est sur toutes les cartes postales. C'est un hôtel qui date de 1892-1893. Il a été agrandi. Ily a eu des incendies et des péripéties. Il fait vraiment partie de l'identité de la ville, c'est une pièce phare.
– Au Québec, de novembre à avril, le Saint-Laurent prend ses habits d'hiver: un manteau épais de glace recouvre sa surface. Il faut s'y frayer un chemin...
– Ici, on travaille avec la glace : on l'utilise pour nous amener vers le quai. On ne travaille pas contre elle.
– Depuis 12 ans, Martin assure la traversée entre Québec et Lévis, un transport essentiel pour 2 millions de passagers chaque année.
– On peut pas confier la barre à quelqu'un qui connaît pas, même s'il a un brevet et s'il semble capable de le faire. Il faut avoir beaucoup de pratique pour savoir manoeuvrer, surtout en hiver où c'est particulier.
– La manoeuvre la plus redoutée, c'est l'amarrage.
– Ily a de la glace sur le bord des quais. Ça crée un espace pour pouvoir s'amarrer. C'est différent à chaque traversée. On pense que c'est répétitif, qu'on fait simplement l'aller-retour entre Québec et Lévis, mais à chaque fois, les glaces, le trafic et les vents ne sont pas pareils.
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